Vidéoprotection : le débat continue!

J’ai participé le 28 mars dernier à un débat en direct sur RMC dans l’émission d’Eric Brunet sur l’utilité de la vidéoprotection face au sociologue Laurent Mucchielli.

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D’abord une question de langage : il s’agit bien de vidéo « protection » pour protéger les citoyens et certainement pas de vidéo « surveillance » pour traquer nos concitoyens! A travers ce choix des mots, Laurent Mucchielli prend déjà un parti très contestable.

Laurent Mucchielli dénonce ce qu’il pense être une dérive, ou plutôt un bluff : technologie à l’utilité marginale, budgétivore, mal adaptée, détournant des moyens publics humains et financiers , pratique démagogique des élus pour contenter les électeurs.

J’ai, vous vous en doutez bien, défendu des positions bien différentes ! Je vous invite à réécouter cette émission (mon intervention à 23′) : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/audio/rmc-2803-radio-brunet-je-suis-tres-favorable-au-developpement-de-la-videosurveillance-en-france-14h-15h-415644.html

1/ La vidéoprotection est un moyen technique qui doit s’insérer dans une politique globale de prévention de la délinquance et de sécurité. Elle fait partie des leviers d’action possibles. Aucune raison à mon sens de s’en priver pour renforcer la sécurité.

2/ Sa dimension opérationnelle pour les policiers est évidente : elle éclaire leurs interventions pour connaître le terrain avant, pendant et après (et éviter des guet-apens par exemple); elle permet des suivis d’actions en direct, dont nous faisons bénéficier la police nationale grâce à un déport de caméras. A cet égard, le maillage de la ville est fondamental. Elle sert aussi aujourd’hui à Orléans comme moyen nouveau de lutte contre les rodéos et les mariages exubérrants.

3/ Les effets de prévention/dissuasion sont connus, mais peuvent générer des déplacements de phénomènes délinquants.

4/ L’intérêt judiciaire est également patent : la Ville d’Orléans a répondu en 2017 à près de 270 réquisitions judiciaires, soit une multiplication par 4 depuis 2011. Je n’imagine pas une seule seconde les services enquêteurs perdre leur temps dans des recherches inutiles sur des vidéos. La liste des « affaires » ayant bénéficié du concours de la vidéoprotection, notamment dans la lutte contre les trafics de stupéfiants qui est le cancer de nos quartiers,  est longue.

5/ La vidéoprotection joue aussi, c’est vrai, sur le sentiment de sécurité. C’est une donnée immatérielle qu’il ne faut pas négliger. La demande sociale est forte. La présence d’une caméra de voie publique, de manière ponctuelle ou pérenne, constitue une réponse possible (mais non systématique) à une attente citoyenne.

Autant de raisons pour moi de continuer dans la voie tracée à Orléans d’une politique globale et résolue de sécurité. Sans état d’âme.

 

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