Primaires : pourquoi je soutiens Le Maire

 

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2016 sera l’année de la primaire à droite. Peut-être, aussi, à gauche si l’on en juge par la violente charge de la gauche du PS, Martine Aubry en tête, pour affaiblir encore un peu plus un président contesté, aux abois.

Mais ce qui m’intéresse avant tout, c’est ce qui va se passer au sein de la droite républicaine. Toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés par son destin sont appelés à donner leur avis en votant les 20 et 27 novembre prochains. Processus inédit à droite.

Pour ma part, je voterai Bruno Le Maire.

Les candidats majeurs déclarés que sont Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire sont tous en situation aujourd’hui de faire des scores rendant très improbable le franchissement de la barre des 50% des suffrages exprimés par un candidat dès le 1er tour.

Le débat aura donc bien lieu. La campagne fera bouger les lignes.

Nous sommes à la fin d’un cycle de notre histoire politique à droite. Une génération d’hommes politiques arrive au terme de son parcours. C’est en tout cas mon sentiment.

Nicolas Sarkozy a décroché son premier mandat en 1983, Alain Juppé en 1986 et François Fillon en 1981. C’est finalement Alain Juppé qui est le plus « jeune » à cet jeu-là. Mais, tout de même, c’était il y a 30 ans!

Chacun de ces trois hommes d’Etat, car ils le sont assurément tous les trois, a servi le pays à de multiples reprises, dans de multiples postes à responsabilité jusqu’aux plus éminentes durant plus de 30 ans. Nous, militants, sympathisants, électeurs, les avons portés au pouvoir et soutenus dans la victoire comme dans la défaite. Ils ont eu leur chance, leur moment, leur époque.

Pour autant, je ne crois plus que les Français recherchent encore la figure du combattant politique inoxidable, balafré, suturé, mort dix fois, revenant sans cesse d’outre-tombe et ressuscité dix fois. Je ne crois pas que, pour penser la France de 2050, nous devions nous en remettre à une génération née au début de la Guerre froide.

Pour tout vous dire, je crois même le contraire. Les Français sont lassés de voter toujours pour les mêmes tout le temps. Lassés? Je dirai plutôt agacés. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles ils se détournent de nous. Notre pays évolue dans un monde qui bouge de plus en plus vite. Notre système de représentation politique doit s’adapter à cette évolution.

De l’expérience, il en faut assurément pour prétendre à la présidence de la République.

Bruno Le Maire en a. Ni trop ni tri peu. Il connait les rouages et les pièges de l’appareil d’Etat. Pur produit de nos grandes écoles, il connait aussi la France profonde, éternelle, celle de nos campagnes et de nos paysans : il fut un très bon ministre de l’agriculture. Ancré dans nos territoires avec plus de 300 déplacements depuis 2012, il a une vision de la France dans le monde et en Europe comme il l’a défendue à Bruxelles, à Berlin ou à Washington comme ministre des affaires européennes. Haut fonctionnaire, il a démissionné d’un confortable statut pour devenir député « de base », dans l’opposition. Homme politique, Bruno Le Maire est également homme de lettres, signe d’un attachement viscéral à la langue et à la culture françaises.

Bref, il a la tête dans les étoiles et les pieds dans la gadoue.

Aussi à l’aise avec des bottes au pied que dans les plus hauts lieux de pouvoir de la République.

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Bruno Le Maire me semble donc être aujourd’hui une nouvelle synthèse, sur le fond comme sur la forme. Il a une vision, une volonté. Il ne se présente pas pour régler des comptes. Je  vote pour lui animé par la conviction très forte que, si nous ne savons pas nous renouveler, tourner la page, les Français nous renverrons chez nous. Durablement.

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