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Armement de la police municipale : pour quoi faire?

Chers amis,

Je sais que la question de l’armement de la police municipale en armes de catégorie B (révolvers) peut faire débat. Elle doit même le susciter, cela me parait indipensable.

L’armement de la police municipale d’Orléans est devenu une nécessité, portée par une évidence : celle de protéger ceux qui nous protègent.

La question ne se pose pas depuis le triste mois de janvier 2015. Elle se pose en fait depuis quelques années déjà car notre société -nous pouvons évidemment le regretter mais c’est un fait- produit plus de violence à laquelle les policiers sont les premiers confrontés.

Mais reconnaissons que le temps s’est accéléré en 2015.

Les attentats des 7 janvier et 13 novembre ont pratiqué une saignée dans nos rangs. Ils ont accéléré la prise de conscience d’un nécessaire renforcement de notre sécurité collective face à la menace insaisissable de terroristes adeptes du suicide. A l’intérieur de notre pays, comme à l’extérieur.

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L’armement des polices municipales s’inscrit dans ce mouvement de fond qui nous dépasse. Il ne règlera pas tous les problèmes, ne soyons pas naïfs.

Il donnera simplement (sic) à ceux que la société a chargé de nous protéger les moyens de remplir leur mission dans des situations ultimes et de se protéger eux-mêmes. Leur donner cette possibilité me paraît être le moins que nous puissions faire pour eux (et pour nous-mêmes), non?

Alors, bien-sûr, il faut beaucoup d’exigence dans la mise en oeuvre de l’armement. Beaucoup. C’est pourquoi la Ville d’Orléans a choisi d’être plus exigeante que la loi.

Aujourd’hui débute la formation préalable à l’armement des 18 premiers policiers municipaux d’Orléans. Pour y avoir accès, ils auront subi non seulement une visite médicale comme la loi l’exige mais également un test psychologique que nous avons rajouté pour ne prendre aucun risque. Dans le même esprit, la formation permanente ne comptera pas deux séances de tir de 50 cartouches par an comme l’exige la loi mais trois. Enfin, la Ville intègrera dans ses effectifs de police des moniteurs en maniement des armes chargés de contrôler toute question relative aux armes (formation, gestion des stocks, respect des procédures…). Début février, les Orléanais verront patrouiller dans les rues ces policiers municipaux armés.

Chacun à son niveau est bien conscient que ces responsabilités nouvelles sont lourdes.

Mais la décision courageuse préparée par Serge Grouard et prise par Olivier Carré va dans le sens d’une meilleure protection des Orléanais et de leurs policiers.

C’est l’essentiel. C’est ma conviction intime.

Vous avez dit police de proximité?

Police de proximité, vous avez dit police de proximité?

La vraie police de proximité, celle qui connait chaque rue, chaque commerçant, chaque association, chaque cage d’escalier… est aujourd’hui municipale. Pas uniquement à Orléans, mais particulièrement à Orléans. Nous entretenons à ce titre des relations privilégiées avec un certain nombre de services d’Etat qui savent où trouver des informations lorsqu’ils en ont besoin…

La moitié des effectifs (47 sur 107) se consacre à cette mission première.

L’adaptation des postes de quartier

Depuis mars 2014, nous avons adapté notre dispositif.

Conformément à notre engagement de campagne, nous avons tout d’abord créé un 6ème poste de proximité sur le secteur Gare/Pasteur/Saint-Vincent. Ses 6 agents ne patrouillent qu’à pieds ou en VTT, comme leurs collègues du Centre ville. Leur poste est localisé place d’Arc dans les mêmes locaux que la police municipale intercommunale de transports. Cette localisation est pertinente pour des raisons à la fois opérationnelles (sécurité de la gare et de Place d’Arc) et financières (mutualisation des moyens pour minimiser les coûts de fonctionnement).

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Le poste du quartier Madeleine/Chateaudun/Blossières a quant à lui été relocalisé dans le secteur Blossières pour être plus en phase avec les problématiques rencontrées.

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La généralisation des Voisins référents

La proximité, c’est aussi la généralisation du réseau de voisins « référents ». Là encore, il s’agit d’un engagement de campagne tenu. Entre décembre 2014 et avril 2015, j’ai pris mon bâton de pèlerin pour aller expliquer dans 5 réunions publiques l’intérêt et les modalités de ce dispositif d’Etat promu par la Ville d’Orléans. Environ 140 Orléanais, répartis dans tous les quartiers, se sont ainsi portés volontaires pour signer avec le Maire d’Orléans et le Préfet un engagement de participation citoyenne. Que chacun se rassure : les « dérives » dont certains avaient peur n’ont pas été observées. Le sens de la responsabilité prévaut chez nos compatriotes et les policiers nationaux et municipaux font leur travail d’analyse des renseignements recueillis grâce aux voisins référents.

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Dans le même esprit de participation citoyenne, les ateliers sécurité des Conseils consultatifs de quartier permettent un dialogue direct sur les problèmes rencontrés  dans les quartiers. Je le fais également sur place à chaque fois que cela est nécessaire ou en mairie où mon bureau est ouvert à tous.

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La modernisation de la brigade équestre

La police de proximité se pratique à pied, à VTT…et à cheval. Certains pourraient penser que ce mode d’action est marginal. Il ne l’est pas; Il est original et, à ce titre, il offre des capacités intéressantes pour la surveillance des zones pavillonnaires, des parcs ou des promenades (quais de Loire). Rue des Carmes, en complément des chiens, il fait son effet… Et la puissance comme le calme de Paris et Impet, nos deux chevaux polonais, favorise le contact avec la population qui considère cette présence comme rassurante.

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Nous avons donc choisi en 2015 non pas de supprimer la brigade équestre mais bien de la conserver en divisant par deux ses coûts et étendant ses missions (aux parcs, aux quais, avec une présence les week-ends d’affluence).

 Proximité, vous avez dit proximité?