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Tribulations de collégiens orléanais en Chine

Ils s’appellent Idrissa, Julie, Nafissatou, Saef, Julien, Ibrahim… Ils sont collégiens au collège Jean Rostand à Orléans (canton Orléans 4, bien sûr). Depuis trois ans, date à laquelle les premiers d’entre eux ont débuté l’apprentissage du chinois, ces 19 collégiens, emportés par le volontarisme de leurs professeurs et encadrants, ont nourri le projet d’aller en Chine.

Le recours au crowdfouding a permis de boucler le financement du voyage

En Chine ! A l’autre bout du monde ! Une autre civilisation, plusieurs fois millénaire ; une Nation faite de 60 « nationalités » et de dialectes au moins aussi nombreux ; un pays continent qu’une vie entière ne suffirait pas à appréhender ; une culture multiséculaire si loin de la nôtre ; une société d’essence confucéenne tiraillée entre respect des traditions et ouverture au monde ; une démocratie « populaire » qui se nourrit du libéralisme économique ; une puissance géopolitique d’un milliard 200 millions d’habitants qui fait désormais jeu égal avec les Etats-Unis.

La Chine, cet Ailleurs

En Chine ! Ces mots résonnent dans nos têtes comme l’Ailleurs par excellence. La Chine est presque aux confins du monde pour un Français. Partir en Chine, c’est se mettre dans les pas de Marco Polo et des pères jésuites, remonter le temps pour mieux se projeter dans le monde de demain.

Imaginez donc l’envie, l’excitation et la curiosité se mêlant à l’appréhension dans les têtes de nos collégiens français ! Leur périple jaune les a pourtant conduits à Shangaï, Yangzhou (ville désormais jumelle d’Orléans), Changsha, Yueyang et Pékin. Entre tourisme, culture et immersion linguistique, ils ont découvert, yeux grands ouverts, les mille facettes d’un pays rêvé trois années durant : le gigantisme des buildings d’affaires ultramodernes et l’effervescence de la mégalopole occidentalisée de Shangaï ; les immeubles d’habitation de 30 ou 40 étages, alignés le long des autoroutes par paquets ; les temples bouddhistes mais aussi les mosquées et les églises ; les jardins, notamment ceux de Yangzhou, érigés en art majeur ; la majesté du Yang Tsé Kiang; la cuisine aux saveurs et aux textures si fines. Et toujours cette masse humaine qui s’agite, va et vient sans cesse, industrieuse, commerçante, bâtisseuse. Une fourmilière.

Une vraie immersion culturelle

Hébergés dans des familles à Yangzhou, nos jeunes Français ont aussi vécu au rythme de leurs correspondants une vie de collégiens chinois l’espace de quelques jours. Repas en famille, (vraie) nourriture chinoise, nuit dans des lits au confort chinois (dur, dur), cadeaux, promenades, jeux,… Ils ont pu également toucher du doigt la vie estudiantine de leurs correspondants en uniforme, leurs classes, leurs professeurs, et partager avec eux quelques activités, y compris physiques comme une séance d’initiation au tai-chi. Bref, une expérience humaine très dense qui va les surprendre et les marquer profondément.

Le rapport à l’Autre s’en trouve modifié. Dans leur collège, dans leur quartier, ils se reconnaissent parce qu’ils se ressemblent. A Shangaï ou à Yangzhou, perdus dans la marée humaine des Han, ils sont l’Autre, celui qui est différent. Les Chinois ont été très nombreux à leur demander en pleine rue de se prendre en photo avec eux qui n’ont pas les yeux bridés et qui ont la peau blanche, noire ou basanée. Ils étaient une curiosité. Comme de véritables stars, ils ont joué le jeu, provoquant des scènes très drôles de choc des cultures.

Mine de rien, nos petits Français ont, à leur échelle, représenté leur pays. C’est ce que je leur ai dit dans le car peu avant d’arriver à Yangzhou. Ils en étaient, je pense, un peu surpris. Eux, les enfants de l’Argonne, ont porté sur leurs épaules cette identité et cette responsabilité aux yeux des Chinois qu’ils ont croisés. Ils ont parfaitement assumé cette charge nouvelle pour eux.

Orléans – Yangzhou : une coopération prometteuse

http:/http://www.orleans-metropole.fr/1462/partenariat-avec-yangzhou.htm

Contrairement à ce que prétend un proverbe chinois selon lequel « il n’y a que les fous et les Européens qui voyagent », les Chinois sont bien partis à la conquête du monde. Les Français eux-aussi sont désormais plus sensibles à l’ouverture internationale qui devient une évidence – pour ne pas dire une exigence. La coopération entre les villes d’Orléans et de Yangzhou, initiée en 2015, s’inscrit dans cette dynamique réciproque. C’est pourquoi elle connaît un rythme soutenu, portée par une volonté politique commune. Et les choses vont vite en effet.

En marge du voyage des collégiens se jouait une autre partition : après l’impulsion donnée par le second déplacement du maire d’Orléans, Olivier CARRE, en mars dernier, celui auquel j’ai eu l’honneur de participer a permis d’approfondir nos coopérations dans le domaine de l’éducation. Les rencontres officielles que j’ai menées ont montré que les opportunités sont potentiellement nombreuses, dans le primaire, le secondaire mais aussi le supérieur. Une représentante de l’Académie Orléans-Tours faisait aussi partie du voyage pour pousser les feux. Grâce à ce travail collectif, les voies sont maintenant bien ouvertes. Objectif atteint.

Loin des lichés, le collège Jean Rostand se place ainsi à l’avant-garde de l’ouverture internationale et d’un monde en pleine mutation. Ses responsables administratifs, ses professeurs, ses élèves portent, avec d’autres, notre ambition de faire rayonner Orléans.

Ils s’appellent Idrissa, Julie, Nafissatou, Saef, Julien, Ibrahim… Ils sont collégiens au collège Jean Rostand à Orléans. Ils ont conquis la Chine.

Département : un budget 2016 de combat!

Chers amis internautes (et d’ailleurs),

 

Je vais vous parler budget, celui du Département du Loiret, que j’ai présenté vendredi dernier comme rapporteur général du budget.

 

Késako ? Le Rapporteur général du budget présente toutes les grandes délibérations se rapportant au budget : débat d’orientation budgétaire, vote des taux de fiscalité, budget primitif, compte-administratif. Il veille à la cohérence des grands équilibres et à leur conformité avec la volonté politique exprimée par le Président et sa Majorité.

 

Alors, justement, quel est le sens de ce budget (primitif) 2016 ? Celui d’un budget de combat.

Contre l’asphyxie programmée des Départements par l’Etat. Contre la facilité. Contre la résignation.

Pour les Loirétains.

D Chauveau Session CD45 24 mars 2016 Orleans   (7)

Pour bien comprendre le ton guerrier que j’emploie, il faut se rappeler que le Loiret fait face à une situation inédite : l’Etat ne cesse de lui enlever des moyens pour assumer ses compétences et lui impose en permanence de nouvelles charges, singulièrement dans le domaine des allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH). Au point de mettre les Départements en situation de quasi-faillite : 10 l’étaient en 2015, 40 le sont en 2016, combien le seront en 2017 ?

L’Etat nous doit énormément d’argent : 560 M€ ! Par exemple : 41,5 M€ au titre du seul RSA 2015. C’est plus que notre budget annuel en faveur des collégiens du Loiret !

 

Un combat contre l’asphyxie programmée des Départements

Nous attendions donc que le Premier ministre prenne en compte cette situation intenable dans le cadre des négociations qu’il a engagées avec l’Association des Départements de France. C’est pourquoi nous avons repoussé à fin mars l’adoption du budget 2016. Ces négociations, après beaucoup de tergiversations, ont permis quelques avancées. Mais le compte est loin d’y être et le Loiret continue de subir la triple peine : moins de ressources, plus de charges, pas de péréquation alors qu’il fait partie des départements les mieux gérés.

Dans cette impasse, que faire ?

D’abord, dire fermement à l’Etat que cette situation ne peut plus durer. C’est pourquoi nous n’inscrivons dans notre budget 2016 que le montant du RSA de 2015. Il y a donc une impasse de 5,4 M€ que l’Etat devra financer. Si elle est sans incidence pour les allocataires, cette position ferme constitue un signal fort que le Loiret, avec beaucoup d’autres Départements, envoie à l’Etat pour dire : Stop !

Un combat contre la facilité

Nous devons ensuite poursuivre la réduction de nos dépenses de fonctionnement et de gestion. Le Loiret a déjà fait beaucoup d’efforts sur ce plan, mais nous devons aller au-delà, en associant les agents du Département. Un plan d’économies exceptionnel de 5,5 M€ sera donc engagé. D’autres ont choisi de laisser filer leurs dépenses de gestion. Nous, non.

Nous avons également recalibré nos politiques sectorielles avec nos partenaires (communes, intercommunalités, associations). Nous voulons bâtir avec eux une relation durable dans un contexte de contraction de nos recettes. D’autres ont choisi de supprimer totalement l’aide aux communes par exemple. Nous, non.

Mais tous nos efforts ne suffisent malheureusement pas pour assurer la soutenabilité financière du Département.  Nous devons donc solliciter les Loirétains par la taxe sur le foncier bâti qui sera augmentée de 1,5 point, soit 30 € par an par habitation individuelle. C’est un effort. Je le sais. Il est contraint, mesuré et calculé au plus juste. Il est surtout nécessaire pour assurer le financement de nos projets durant les six années qui viennent, et non pour la seule année 2016. D’autres ont fortement augmenté leurs impôts. Nous, non.

Oui, la contrainte est forte.

Côtés recettes, nous devrons cette année encore déplorer le recul de la dotation globale de fonctionnement (-10,6 M€), le coût de la péréquation à laquelle le Loiret n’a toujours pas droit (-3 M€) et la baisse de la contribution sur la valeur ajoutée (-3,4 M€) en raison d’une conjoncture économique incertaine.

Côtés dépenses, les allocations individuelles de solidarité représenteront une dépense de 143 M€ dont 65 ne seront pas compensés…

Dossier de presse budget 2016

Un combat contre la résignation et POUR LES LOIRETAINS!

Dans ce contexte, il nous faut être encore plus responsable et ambitieux. Nous n’avons pas le choix. Notre budget 2016, qui s’équilibrera à 646,7 M€, le permet.

Responsables, nous le sommes en maintenant des ratios stricts de gestion : taux d’épargne supérieur à 10% (11,7%) et capacité de désendettement inférieure à 10 ans (7,8). Derrière ces expressions austères se cache notre crédibilité vis-à-vis des citoyens comme des banques. Responsables, nous le sommes aussi quand nous ne laissons pas filer la dette. A hauteur de 527 M€, elle est maîtrisée et sécurisée.

L’investissement en hausse de 28%

La période nous commande par ailleurs d’être ambitieux pour le Loiret. C’est pourquoi nous augmenterons cette année l’investissement de 28% pour le porter à 94,1 M€. Sur les 6 ans, notre projet de mandat permet un investissement cumulé de 705 M€ : très haut débit, plan de rénovation des maisons de retraite, routes, pont de Jargeau ou encore les trois nouveaux collèges (dont celui d’Orléans Nord-Est :-))… sont autant de projets structurants utiles à notre département.

Utiles, et porteurs d’emplois. L’investissement public joue un rôle d’entrainement de l’économie locale, surtout dans la période actuelle. D’après la Fédération nationale des travaux publics, 1 M€ investi par les collectivités génère directement ou indirectement 10 emplois. Avec un niveau moyen d’investissement de 100 M€, je vous laisse faire le calcul sur 6 ans…

 

Dans cette période de mutation, nous sommes plus que jamais décidés à ne pas baisser les bras, à être optimistes et combatifs pour assurer l’avenir du Loiret. Nous vous le devons.

 

Un conseiller départemental, ça sert à quoi?!

Un conseiller départemental ça sert à quoi?! Voilà une excellente question, posée maintes fois durant la dernière campagne cantonale !

La question est pertinente, singulièrement en milieu urbain où le découpage des cantons réalisé par le gouvernement a contribué à brouiller la perception d’un électeur déjà étourdi par la complexité du millefeuilles territorial.

Je ne vais pas faire ici un cours magistral sur la décentralisation, le partage des compétences entre les collectivités ou conter par le menu toutes les lignes du budget départemental.

Je veux simplement donner une réponse simple et illustrée du rôle d’un conseiller départemental.

Bien évidemment, j’assure avec Alexandrine LECLERC, mon « binôme »,  un contact de proximité auprès les habitants et les acteurs institutionnels du canton pour tous les sujets touchant au conseil départemental : RSA, insertion, vie des collèges, subventions aux associations,… Grâce à notre double mandat à la Ville et au Département, les relations entre ces deux collectivités sont facilitées pour la bonne gestion de tous ces dossiers. Ensemble, nous avons ainsi milité pour qu’un véritable contrat de territoire entre le Département et la Ville/l’AgglO soit signé afin de mettre noir sur blanc, et pour la durée du mandat, leurs priorités communes. Le principe en est désormais acquis dans le Projet de mandat adopté par le conseil départemental le 18 décembre dernier. Il s’agit-là d’un point capital pour mieux organiser les interventions de ces différents niveaux de collectivité sur un même territoire.

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Nous suivons également ensemble de très près le dossier majeur du futur collège d’Orléans Est tant attendu pour prendre le relais du collège Jean Rostand. 50 000 € ont été inscrits au budget primitif 2015 en vue de réaliser les études de programmation. Après les discours vient le concret. Ce sont ces études qui permettront d’établir le chiffrage total et le planning complet du projet porteur de renouveau urbain et d’excellence pédagogique.

Au-delà du suivi quotidien des dossiers du canton, j’ai choisi de donner une orientation plus économique et financière à ce mandat.

Rapporteur général du budget 

D’abord en qualité de rapporteur général du budget départemental. Sous l’impulsion du président Hugues Saury, la majorité départementale a engagé une profonde démarche de consultation afin d’élaborer un projet de mandat tenant compte des dernières évolutions législatives (loi NoTRe) et des très fortes contraintes budgétaires imposées par l’Etat. Dans cette dynamique nouvelle, le rapporteur général que je suis a un rôle d’ensemblier pour assurer la cohérence du budget au regard des objectifs politiques fixés par le président et la majorité. Il me revient de mettre en perspective et d’expliquer ces choix. Je reviendrai plus en détail sur ces sujets dans un prochain post.

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ADEL, Maison de l’emploi, Pass emploi service

L’une des marques de fabrique du conseil départemental du Loiret a longtemps été son action forte, durable et performante en matière de développement économique, notamment au travers de l’Agence de développement économique du Loiret (ADEL). Si la loi NoTRe donne désormais compétence quasi exclusive à la Région dans ce domaine, cette dernière a la possibilité de conventionner avec des tiers pour mener à bien ses actions. L’action économique du Loiret est désormais organisée dans une structure innovante Loir&Orléans Eco qui regroupe le CD 45, l’ADEL, la CCI du Loiret et le MEDEF 45. Elle a clairement vocation à perdurer dans le cadre d’une convention avec la Région. J’ai l’honneur de représenter le Département à l’assemblée générale de l’ADEL et de participer ainsi au développement économique du département.

Je le fais aussi en participant au conseil d’administration de la Maison de l’emploi  du bassin de l’orléanais présidée par mon collègue Philippe LELOUP. Là encore, c’est pour le conseiller départemental l’opportunité d’être partie prenante dans les actions à mettre en oeuvre pour rapprocher l’offre et la demande d’emploi.

IMG_4515A titre personnel, j’ai également choisi de parainer un demandeur d’emploi afin de l’aider dans ses recherches.  Ce parrainage est une (excellente) initiative de l’association Pass emploi service, jeune mais très dynamique structure qui oeuvre en faveur de l’emploi sur l’Argonne.

APPROLYS, centrale d’achat de la région Centre Val de loire

Au titre du CD 45, j’ai également l’honneur de présider la centrale d’achat créée en 2014 par les CD 28, 41 et 45. Le but : grouper les achats publics pour économiser de l’argent, simplifier la vie des petites communes, développer l’économie locale.

Après une année pleine d’activité, l’heure est au bilan.

De 3 membres en mars 2014, nous sommes passés à 560 en 2015, 600 début 2016. Tous les conseils départementaux de la région, les grandes villes et agglomérations, les collèges, les maisons de retraite mais aussi des associations, des syndicats intercommunaux, des CCI en sont membres.

IMG_227916 segments de marché ont été ouverts, notamment la fourniture de gaz, d’électricité, de fioul ou encore de sel de déneigement. Le volume d’achat ainsi mutualité est de 28 M€ pour un gain de 4,6 M€ minimum, soit 20% de réduction. Ce n’est pas rien! Cela démontre que des marges de manoeuvre existent pour dépenser moins. Par ailleurs, les petites communes ont accès grâce à Approlys aux tarifs grands comptes de l’UGAP.

Le modèle d’Approlys démontre également que massification ne rime pas avec pénalisation des entreprises locales. D’une part Approlys ne se positionne que sur des marchés où l’offre fournisseurs est régionale ou nationale; d’autre part une étude fine de l’offre de fournisseurs en région Centre Val de Loire permet d’adapter la cahiers des charges afin d’encourager les réponses de fournisseurs locaux. Enfin, la puissance de l’achat public peut être mise au service des filières locales, comme l’alimentation scolaire, pour favoriser leur structuration.

Bref, vous l’aurez compris (enfin, je l’espère), un conseiller départemental, ça ne chôme pas…