Assurer la sécurité des Orléanais

Assurer la sécurité et la tranquillité des Orléanais : l’évolution à la baisse de la délinquance en 2014 et 2015

Au sein de l’équipe municipale, Serge GROUARD puis Olivier CARRE m’ont confié en mars 2014 la délégation de la sécurité et de la tranquillité publiques. C’est à la fois une marque de confiance et un défi permanent.

Sous-préfet, directeur de cabinet de préfet, j’avais déjà eu à gérer à l’échelle d’un département les questions de sécurité, d’ordre public et de renseignement. Ma délégation ne fut donc pas une découverte. Pour autant, le point de vue change : beaucoup plus de proximité avec les « usagers » et un commandement plus direct sur les « hommes ».

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Depuis 2001, l’action énergique de la Ville d’Orléans en matière de sécurité a permis d’obtenir des résultats salués au plan national (-70% de délinquance de proximité). Chacun le reconnaît. Nous avons pris l’engagement durant la campagne de 2014 de ne rien lâcher sur la première de nos libertés. La fermeté, réclamée par les Orléanais, est un marqueur fort de notre équipe municipale.

Une baisse de 4% de la délinquance de proximité en 2014

En 2014, l’évolution de la délinquance de proximité (cambriolages, vols, dégradations) a été une nouvelle fois enregistrée à la baisse, de 4% à Orléans.

J’ai présenté lundi en conseil municipal les chiffres de 2015, année si singulière tant les attentats de janvier et de novembre ont saigné à blanc le pays.

Année hors norme également par la décision prise d’armer nos policiers de revolvers. Les 17 premiers patrouillent depuis quelques jours avec leur arme à la ceinture. D’autre suivront progressivement d’ici la fin de l’année.

2015 est, enfin, une année de rupture parce que l’Etat a cassé le « thermomètre » mesurant habituellement la délinquance. Moins d’informations transmises aux communes, un Etat qui joue avec « ses » chiffres, rupture des séries statistiques et donc des comparaisons jusqu’en janvier 2018… soit après avril 2017. Je n’ose croire qu’il y ait une intention maligne là-dessous…Et vous?

Une baisse de 6% en 2015

Malgré tout, malgré ces malices érigées en « rigueur intellectuelle » par Bernard Cazeneuve, la délinquance de tous les jours a encore baissé à Orléans en 2015 : -6% sur l’essentiel de la défunte « délinquance de proximité ». 681 personnes interpellées dont 58 pour usages de stupéfiants (+18% par rapport à 2014) et dont 183 ivresses publiques et manifestes (-11% par rapport à 2014), 1814 procès-verbaux dressés contre les regroupements, la consommation d’alcool sur la voie publique,… doublement des procédures nominatives pour rodéos (119), près d’une centaine d’actions contre les rodéos (84), opérations conjointes avec la police nationale contre les mariages exubérants, 340 demandes d’opérations Tranquillité vacances pour prévenir les cambriolages, doublement du nombre d’heures de vidéo extraites à des fins d’enquête judiciaire (1 956 heures).

Ces chiffres ne traduisent pas à eux seuls toute la réalité de ce que vivent les Orléanais, je le sais mieux que personne. Mais ils sont l’illustration d’une volonté collective forte. Ils donnent une indication générale. Pour ma part, même si elle est partielle, je préfère qu’elle soit observée à la baisse.

Des femmes et des hommes mobilisés pour notre sécurité

Ces résultats sont d’abord le fruit du travail et du haut niveau d’engagement des 107 policiers municipaux d’Orléans que je remercie pour leur action. Leur job n’est pas facile; ils le font bien.

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De jour comme de nuit, ils réalisent un travail formidable : 650 à 700 interpellations par an, soit plus de 10 000 depuis 2002! Et certains en sont encore à se poser des questions sur la légitimité, l’utilité ou le professionnalisme des policiers municipaux.

Comme à Saumur par exemple où le maire (DVG) a choisi de démanteler sa police municipale. Comme à Grenoble où le maire (EELV) a démonté et vendu ses caméras de voie publique. Comme notre opposition municipale qui craint encore un fantasmagorique contrôle social par la vidéoprotection et n’a toujours pas compris que proximité et intervention étaient les deux piliers d’une action locale de sécurité efficace.

Nous, nous voulons une police municipale qui soit présente sur tous les fronts, sans en négliger aucun. Sans angélisme. Sans laxisme. Les Orléanais ne s’en plaignent d’ailleurs pas : ils ont appelé 14 332 fois leur police municipale en 2015 (soit +4% par rapport à 2014). Ils me semblent plutôt fiers de leur police. Moi aussi.

 

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