Archives mensuelles : janvier 2016

Un conseiller départemental, ça sert à quoi?!

Un conseiller départemental ça sert à quoi?! Voilà une excellente question, posée maintes fois durant la dernière campagne cantonale !

La question est pertinente, singulièrement en milieu urbain où le découpage des cantons réalisé par le gouvernement a contribué à brouiller la perception d’un électeur déjà étourdi par la complexité du millefeuilles territorial.

Je ne vais pas faire ici un cours magistral sur la décentralisation, le partage des compétences entre les collectivités ou conter par le menu toutes les lignes du budget départemental.

Je veux simplement donner une réponse simple et illustrée du rôle d’un conseiller départemental.

Bien évidemment, j’assure avec Alexandrine LECLERC, mon « binôme »,  un contact de proximité auprès les habitants et les acteurs institutionnels du canton pour tous les sujets touchant au conseil départemental : RSA, insertion, vie des collèges, subventions aux associations,… Grâce à notre double mandat à la Ville et au Département, les relations entre ces deux collectivités sont facilitées pour la bonne gestion de tous ces dossiers. Ensemble, nous avons ainsi milité pour qu’un véritable contrat de territoire entre le Département et la Ville/l’AgglO soit signé afin de mettre noir sur blanc, et pour la durée du mandat, leurs priorités communes. Le principe en est désormais acquis dans le Projet de mandat adopté par le conseil départemental le 18 décembre dernier. Il s’agit-là d’un point capital pour mieux organiser les interventions de ces différents niveaux de collectivité sur un même territoire.

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Nous suivons également ensemble de très près le dossier majeur du futur collège d’Orléans Est tant attendu pour prendre le relais du collège Jean Rostand. 50 000 € ont été inscrits au budget primitif 2015 en vue de réaliser les études de programmation. Après les discours vient le concret. Ce sont ces études qui permettront d’établir le chiffrage total et le planning complet du projet porteur de renouveau urbain et d’excellence pédagogique.

Au-delà du suivi quotidien des dossiers du canton, j’ai choisi de donner une orientation plus économique et financière à ce mandat.

Rapporteur général du budget 

D’abord en qualité de rapporteur général du budget départemental. Sous l’impulsion du président Hugues Saury, la majorité départementale a engagé une profonde démarche de consultation afin d’élaborer un projet de mandat tenant compte des dernières évolutions législatives (loi NoTRe) et des très fortes contraintes budgétaires imposées par l’Etat. Dans cette dynamique nouvelle, le rapporteur général que je suis a un rôle d’ensemblier pour assurer la cohérence du budget au regard des objectifs politiques fixés par le président et la majorité. Il me revient de mettre en perspective et d’expliquer ces choix. Je reviendrai plus en détail sur ces sujets dans un prochain post.

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ADEL, Maison de l’emploi, Pass emploi service

L’une des marques de fabrique du conseil départemental du Loiret a longtemps été son action forte, durable et performante en matière de développement économique, notamment au travers de l’Agence de développement économique du Loiret (ADEL). Si la loi NoTRe donne désormais compétence quasi exclusive à la Région dans ce domaine, cette dernière a la possibilité de conventionner avec des tiers pour mener à bien ses actions. L’action économique du Loiret est désormais organisée dans une structure innovante Loir&Orléans Eco qui regroupe le CD 45, l’ADEL, la CCI du Loiret et le MEDEF 45. Elle a clairement vocation à perdurer dans le cadre d’une convention avec la Région. J’ai l’honneur de représenter le Département à l’assemblée générale de l’ADEL et de participer ainsi au développement économique du département.

Je le fais aussi en participant au conseil d’administration de la Maison de l’emploi  du bassin de l’orléanais présidée par mon collègue Philippe LELOUP. Là encore, c’est pour le conseiller départemental l’opportunité d’être partie prenante dans les actions à mettre en oeuvre pour rapprocher l’offre et la demande d’emploi.

IMG_4515A titre personnel, j’ai également choisi de parainer un demandeur d’emploi afin de l’aider dans ses recherches.  Ce parrainage est une (excellente) initiative de l’association Pass emploi service, jeune mais très dynamique structure qui oeuvre en faveur de l’emploi sur l’Argonne.

APPROLYS, centrale d’achat de la région Centre Val de loire

Au titre du CD 45, j’ai également l’honneur de présider la centrale d’achat créée en 2014 par les CD 28, 41 et 45. Le but : grouper les achats publics pour économiser de l’argent, simplifier la vie des petites communes, développer l’économie locale.

Après une année pleine d’activité, l’heure est au bilan.

De 3 membres en mars 2014, nous sommes passés à 560 en 2015, 600 début 2016. Tous les conseils départementaux de la région, les grandes villes et agglomérations, les collèges, les maisons de retraite mais aussi des associations, des syndicats intercommunaux, des CCI en sont membres.

IMG_227916 segments de marché ont été ouverts, notamment la fourniture de gaz, d’électricité, de fioul ou encore de sel de déneigement. Le volume d’achat ainsi mutualité est de 28 M€ pour un gain de 4,6 M€ minimum, soit 20% de réduction. Ce n’est pas rien! Cela démontre que des marges de manoeuvre existent pour dépenser moins. Par ailleurs, les petites communes ont accès grâce à Approlys aux tarifs grands comptes de l’UGAP.

Le modèle d’Approlys démontre également que massification ne rime pas avec pénalisation des entreprises locales. D’une part Approlys ne se positionne que sur des marchés où l’offre fournisseurs est régionale ou nationale; d’autre part une étude fine de l’offre de fournisseurs en région Centre Val de Loire permet d’adapter la cahiers des charges afin d’encourager les réponses de fournisseurs locaux. Enfin, la puissance de l’achat public peut être mise au service des filières locales, comme l’alimentation scolaire, pour favoriser leur structuration.

Bref, vous l’aurez compris (enfin, je l’espère), un conseiller départemental, ça ne chôme pas…

Polémique? Non, clapotis!

Chers amis,

L’heure est à la polémique au sujet de mon blog, me dit-on.

Allons au fond de l’affaire : je vous ai permis de me contacter ! Par courrier, par téléphone, en plus du module par mail du blog. Vous vous rendez compte de mon audace ?

Je pensais en effet ne pas avoir le droit de vous cacher plus longtemps l’adresse de la mairie. Je pensais aussi vous épargner le dédale des renvois téléphoniques. Je pensais ne pas devoir vous dissimuler les deux mandats locaux au titre desquels je veux vous rendre compte à travers ce blog.

Las.

J’ai fait une deuxième chose impardonnable : shame on me ! J’ai adressé mes vœux à partir du secrétariat de la mairie à des gens dont tout le monde connait l’adresse, ce que l’on appelle les « partenaires institutionnels ». Comble de l’horreur, je les ai invités à découvrir mon blog d’élu local (financé sur mes deniers personnels), fonction au titre de laquelle je suis en relation avec eux.

Je suis accusé de détournement de fonds publics, comparé à la famille Balkany (si, si, sans rire).

Encore un effort…

Je voudrais tout d’abord remercier très chaleureusement tous ceux qui me veulent du bien avec autant d’insistance, au point de faire gratuitement, sur leur temps de travail, la promotion d’un modeste blog d’un petit élu local de province. Il n’aurait jamais dû accéder à autant de lumière. Le mérite-t-il d’ailleurs ? Donc merci.

Je voudrais aussi les remercier de me prêter des idées sur les prochaines élections législatives. Certains ont manifestement des positions déjà arrêtées. Je ne me suis quant à moi jamais exprimé sur le sujet. Mais je note un certain engouement qui me donne des idées. Vous allez finir par me convaincre. Encore un effort.

Je voudrais, pour clore sur le sujet, vous dire que je suis gêné de mobiliser autant d’énergie et d’esprits brillants sur un sujet qui reste, somme toute, de peu de portée si on lui enlève sa dimension faussement polémique. La tempête dans un dé à coudre va prendre fin très vite puisque je vais enlever de mon blog le numéro de téléphone de mon assistante qui n’a pas mérité ce clapotis. Je vais également supprimer l’adresse de la mairie, que personne ne connait…

Envoyez-moi un pigeon!

Chers amis,

Désormais, si vous souhaitez me contacter au titre de la mairie, je vous remercie de passer par son standard dont je ne peux rappeler ici le numéro sous peine d’être vertement rappelé à l’ordre par des citoyens « engagés » en mal de lumière.

Si vous souhaitez me contacter au titre du conseil départemental, je vous invite à rechercher l’adresse de son colombier et à m’envoyer un pigeon.

Sinon, il vous reste le module de dialogue dans l’onglet « Me contacter » que je vous invite à utiliser sans modération pour poursuivre des échanges qui, au demeurant, m’apparaissent plus indispensables que jamais. Là est l’essentiel.

Armement de la police municipale : pour quoi faire?

Chers amis,

Je sais que la question de l’armement de la police municipale en armes de catégorie B (révolvers) peut faire débat. Elle doit même le susciter, cela me parait indipensable.

L’armement de la police municipale d’Orléans est devenu une nécessité, portée par une évidence : celle de protéger ceux qui nous protègent.

La question ne se pose pas depuis le triste mois de janvier 2015. Elle se pose en fait depuis quelques années déjà car notre société -nous pouvons évidemment le regretter mais c’est un fait- produit plus de violence à laquelle les policiers sont les premiers confrontés.

Mais reconnaissons que le temps s’est accéléré en 2015.

Les attentats des 7 janvier et 13 novembre ont pratiqué une saignée dans nos rangs. Ils ont accéléré la prise de conscience d’un nécessaire renforcement de notre sécurité collective face à la menace insaisissable de terroristes adeptes du suicide. A l’intérieur de notre pays, comme à l’extérieur.

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L’armement des polices municipales s’inscrit dans ce mouvement de fond qui nous dépasse. Il ne règlera pas tous les problèmes, ne soyons pas naïfs.

Il donnera simplement (sic) à ceux que la société a chargé de nous protéger les moyens de remplir leur mission dans des situations ultimes et de se protéger eux-mêmes. Leur donner cette possibilité me paraît être le moins que nous puissions faire pour eux (et pour nous-mêmes), non?

Alors, bien-sûr, il faut beaucoup d’exigence dans la mise en oeuvre de l’armement. Beaucoup. C’est pourquoi la Ville d’Orléans a choisi d’être plus exigeante que la loi.

Aujourd’hui débute la formation préalable à l’armement des 18 premiers policiers municipaux d’Orléans. Pour y avoir accès, ils auront subi non seulement une visite médicale comme la loi l’exige mais également un test psychologique que nous avons rajouté pour ne prendre aucun risque. Dans le même esprit, la formation permanente ne comptera pas deux séances de tir de 50 cartouches par an comme l’exige la loi mais trois. Enfin, la Ville intègrera dans ses effectifs de police des moniteurs en maniement des armes chargés de contrôler toute question relative aux armes (formation, gestion des stocks, respect des procédures…). Début février, les Orléanais verront patrouiller dans les rues ces policiers municipaux armés.

Chacun à son niveau est bien conscient que ces responsabilités nouvelles sont lourdes.

Mais la décision courageuse préparée par Serge Grouard et prise par Olivier Carré va dans le sens d’une meilleure protection des Orléanais et de leurs policiers.

C’est l’essentiel. C’est ma conviction intime.

Vous avez dit police de proximité?

Police de proximité, vous avez dit police de proximité?

La vraie police de proximité, celle qui connait chaque rue, chaque commerçant, chaque association, chaque cage d’escalier… est aujourd’hui municipale. Pas uniquement à Orléans, mais particulièrement à Orléans. Nous entretenons à ce titre des relations privilégiées avec un certain nombre de services d’Etat qui savent où trouver des informations lorsqu’ils en ont besoin…

La moitié des effectifs (47 sur 107) se consacre à cette mission première.

L’adaptation des postes de quartier

Depuis mars 2014, nous avons adapté notre dispositif.

Conformément à notre engagement de campagne, nous avons tout d’abord créé un 6ème poste de proximité sur le secteur Gare/Pasteur/Saint-Vincent. Ses 6 agents ne patrouillent qu’à pieds ou en VTT, comme leurs collègues du Centre ville. Leur poste est localisé place d’Arc dans les mêmes locaux que la police municipale intercommunale de transports. Cette localisation est pertinente pour des raisons à la fois opérationnelles (sécurité de la gare et de Place d’Arc) et financières (mutualisation des moyens pour minimiser les coûts de fonctionnement).

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Le poste du quartier Madeleine/Chateaudun/Blossières a quant à lui été relocalisé dans le secteur Blossières pour être plus en phase avec les problématiques rencontrées.

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La généralisation des Voisins référents

La proximité, c’est aussi la généralisation du réseau de voisins « référents ». Là encore, il s’agit d’un engagement de campagne tenu. Entre décembre 2014 et avril 2015, j’ai pris mon bâton de pèlerin pour aller expliquer dans 5 réunions publiques l’intérêt et les modalités de ce dispositif d’Etat promu par la Ville d’Orléans. Environ 140 Orléanais, répartis dans tous les quartiers, se sont ainsi portés volontaires pour signer avec le Maire d’Orléans et le Préfet un engagement de participation citoyenne. Que chacun se rassure : les « dérives » dont certains avaient peur n’ont pas été observées. Le sens de la responsabilité prévaut chez nos compatriotes et les policiers nationaux et municipaux font leur travail d’analyse des renseignements recueillis grâce aux voisins référents.

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Dans le même esprit de participation citoyenne, les ateliers sécurité des Conseils consultatifs de quartier permettent un dialogue direct sur les problèmes rencontrés  dans les quartiers. Je le fais également sur place à chaque fois que cela est nécessaire ou en mairie où mon bureau est ouvert à tous.

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La modernisation de la brigade équestre

La police de proximité se pratique à pied, à VTT…et à cheval. Certains pourraient penser que ce mode d’action est marginal. Il ne l’est pas; Il est original et, à ce titre, il offre des capacités intéressantes pour la surveillance des zones pavillonnaires, des parcs ou des promenades (quais de Loire). Rue des Carmes, en complément des chiens, il fait son effet… Et la puissance comme le calme de Paris et Impet, nos deux chevaux polonais, favorise le contact avec la population qui considère cette présence comme rassurante.

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Nous avons donc choisi en 2015 non pas de supprimer la brigade équestre mais bien de la conserver en divisant par deux ses coûts et étendant ses missions (aux parcs, aux quais, avec une présence les week-ends d’affluence).

 Proximité, vous avez dit proximité?

Rendre compte des 18 mois d’action locale à Orléans

Depuis ce temps-là….mars 2014 :

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…et ce temps-là….mars 2015 …

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…de l’eau a coulé sous les ponts de la Loire !

Rendre compte

Après 18 mois d’action locale, j’ai donc maintenant, comme je le ferai régulièrement, des comptes à vous rendre sur l’exercice de mes mandats, à la mairie d’Orléans et au conseil départemental du Loiret. 18 mois d’un côté, 6 mois de l’autre, c’est peu et c’est beaucoup, en tout cas suffisant pour prendre ses marques et agir.

Un journal de bord

J’ai choisi de revenir vers vous sous la forme d’un blog-journal de bord qui présente les principaux traits de mes différents engagements. Tous les événements que je relaterai dans les posts des prochains jours sont ceux auxquels j’ai directement participé. J’espère qu’ils aideront à mieux rendre compte de la réalité du travail d’un élu local, du niveau d’engagement qu’il demande et des résultats obtenus.

Une année utile

J’ai choisi aussi de le faire à l’occasion de la Nouvelle Année, ce qui me permet d’adresser (entre les derniers chocolats et les premières galettes des rois) à chacune et à chacun d’entre vous tous mes meilleurs voeux pour 2016. Que cette année vous apporte santé, bonheur personnel et épanouissement professionnel. Qu’elle soit aussi, grâce à l’action de chacun d’entre nous, une année utile pour Orléans (4, bien sûr), le Loiret, et notre pays.

 

Informer-Dialoguer-Rendre (des) compte(s)

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Chers amis,

Je suis heureux de vous accueillir sur ce blog qui sera pour moi un nouveau moyen d’entrer en relation avec vous, internautes, qui vous intéressez (encore) à la politique en général et à Orléans en particulier.

                                                                                                                                                                    Informer

A travers mon blog, je veux vous informer de la vie municipale, à commencer par les sujets qui sont de ma responsabilité. Ce blog sera aussi pour moi le moyen d’appeler votre attention sur tel ou tel évènement, qu’il soit politique, économique, social, culturel ou sportif. Donner aussi un point de vue, un commentaire, une réaction, une mise en perspective, sur un sujet local comme sur l’actualité nationale.

Dialoguer

Cette communication n’est évidemment pas à sens unique. Le blog appelle de votre part aussi commentaire et réaction. Vous êtes d’accord? Dites-le! Vous n’êtes pas d’accord? Dites-le! Pour paraphraser un humoriste de gauche, Guy Bedos (c’est vous dire si j’ai l’esprit large), la démocratie ne s’use que si on ne s’en sert pas! Ce blog est un moyen de plus pour dialoguer.

Rendre (des) compte(s)

Elu par les électeurs (pardon de ce truisme), je me sens l’obligation de dire ce que je fais, à défaut de pouvoir toujours être en mesure de faire ce que je dis. Je veux donc vous rendre compte, vous rendre des comptes sur mon action politique. Avec le principe de responsabilité, le retour régulier vers les électeurs constitue le fondement de la démocratie. Vous pourrez ainsi juger votre élu. C’est votre droit le plus strict. Ne vous en privez pas!