Fracture fiscale

Après la malheureuse défaite des Bleus dimanche, ce début d’été nous apporte une autre nouvelle qui risque de mettre là encore à mal notre sentiment national : « Toujours moins de Français paient l’impôt sur le revenu » pour reprendre le titre évocateur du journal Les Echos du jour (Article Les Echos, 13 juillet 2016). Après la fracture sociale de 1995, la fracture fiscale de 2017?

Le discret rapport annuel de la Direction générale des finances publiques relève en effet que, sur les 34,7 millions de foyers fiscaux français, seuls 17,1 paient désormais l’impôt sur le revenu. Moins de un Français sur deux. L’information n’est malheureusement pas nouvelle mais ce qui est inquiétant c’est la pente dans laquelle nous sommes engagés depuis 2013.

Sous le précédent quinquennat, un effort avait au contraire été produit pour redonner à l’impôt sur le revenu un peu de son caractère universel. Au prix de certaines hausses il est vrai, mais imposées à la suite de la crise exceptionnelle de 2008/2009.

La fracture fiscale

Après les augmentations d’impôts  qui avaient porté à 52,3% la part des foyers fiscaux payant l’IR, nous voici depuis 2014 sur un toboggan de baisses fiscales très ciblées et bien ordonnées dans un agenda politique transparent. L’objectif politique est clair et totalement assumé depuis longtemps : « Le but est de faire sortir le plus de personnes de l’impôt sur le revenu » (Manuel Valls, Article Le Monde, 16 mai 2014). On ne saurait mieux dire! L’idée est, peut-être, que tous ces heureux bénéficiaires remercient leur généreux mécène en mai 2017.

L’argument invoqué, celui de la pression fiscale, ne tient pas. C’est bien ceux du sens de l’impôt, d’une part, et de sa répartition, d’autre part, qui sont en revanche posés.

Quel est le sens d’un impôt que la moitié de la population ne paie pas? Au nom d’une justice sociale formelle, c’est la justice fiscale qui est sacrifiée. Or, on l’oublie trop souvent, elle est aussi l’un des piliers de notre pacte social comme l’affirme l’article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés » Légifrance, Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

« A raison de leurs facultés »… La question n’est donc pas la pression fiscale -qu’il faut faire baisser par ailleurs- mais celle de la répartition entre tous les Français par une contribution générale et proportionnée en fonction de ses revenus. Payer l’impôt est vertueux. C’est une question autant macro-économique (avec 72 Mdeuros, l’IR ne rapporte plus que 25% des recettes fiscales de l’Etat) que politique. Car le consentement à l’impôt forge le sentiment national; il permet de toucher du doigt la matérialité d’un destin commun. La nature humaine est ainsi faite qu’il n’y a pas mieux que de mettre la main à la poche pour se sentir concerné!

Une dangereuse muraille entre les Français

En annonçant encore des cadeaux fiscaux de 2 milliards d’euros pour 2017, qui s’ajoutent aux 2 milliards d’euros en 2016, en supprimant la première tranche de l’IR en 2015, en baissant le plafond du quotient familial en 2014, François Hollande ne cesse de faire l’inverse. Il renforce le sentiment d’injustice (10% des foyers fiscaux paient 67% de l’IR), il élève avec cynisme une dangereuse muraille entre les Français (les « vaches à lait » contre les « assistés ») et accentue la perte de repères républicains dans notre espace public (ce que je ne paie pas n’a pas de valeur).

Pour une contribution républicaine minimum

Je rejoins pour ma part celles et ceux qui, du Front de gauche à Bruno Le Maire, en passant par les Frondeurs du PS, Alain Juppé, François Fillon ou François Bayrou, prônent l’instauration d’une contribution véritablement universelle, individuelle et proportionnée, avec un minimum à payer quelque soit le contribuable. La (complexe) fusion de l’IR et de la CSG, promise par François Hollande (engagement n°14), allait dans ce sens. Il a fait exactement le contraire.

Le prochain président devra traiter ce sujet à fort enjeu politique, économique et social au risque, sinon, de laisser ce puissant ferment de désintégration sociale fracturer encore un peu plus notre pays.

Guerre de mouvement – Guerre de position

A l’occasion des assemblées générales de quartier en juillet 2015, j’ai utilisé les expressions « guerre de mouvement et guerre de position » pour qualifier les phénomènes de délinquance auxquels nous sommes confrontés ces derniers temps. N’en déplaise aux beaux esprits qui se sont (faussement) émus de la formule-choc, derrière les mots se vit une réalité qui perdure en 2016.

Guerre de mouvement

En employant cette expression, je faisais référence aux rodéos et aux mariages exubérants auxquels notre ville, comme d’autres grandes villes, est confrontée. La guerre de mouvement, c’est la lutte contre des phénomènes mobiles qui pourrissent le quotidien des Orléanais. Ces comportements dangereux, qui sont le fruit d’une petite minorité, relèvent autant du code de la route et du code pénal que de l’incivilité et de la provocation. Ils sont triplement inacceptables : parce qu’ils font courir des risques aux autres, parce qu’ils font subir aux Orléanais des nuisances à la limite du supportable et parce qu’ils sont autant de bras d’honneur à la République.

IMG_0891Les combattre demande énormément de moyens car la mobilité est complexe à contraindre. Le combat est quotidien et rude. Il demande aussi beaucoup de discernement et de professionnalisme de la part des forces de l’ordre. Il faut agir, s’agissant des rodéos, sur le renseignement de proximité et la vidéoprotection, sur les lieux de parking des engins, sur les lieux de ravitaillement en carburant, sur l’étroite coopération entre polices, sur la mobilisation de moyens très importants pour les opérations de terrain qui sont toujours risquées, sur la destruction systématique des 2 roues non homologués… Tout cela, nous le faisons, certes de manière imparfaite, mais nous ne lâchons pas. En 2014, la Police municipale d’Orléans a réalisé une centaine d’actions de lutte anti-rodéos, immobilisé 44 motos ou quads et dressé 64 procès-verbaux. En 2015, 80 actions conduites pour 29 immobilisations et 119 procès-verbaux, soit un doublement. Nous poursuivons cette année encore ces actions de terrain.

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Pour les mariages exubérants, qui sont en fait des mariages qui se veulent d’abord communautaires, la mise en place de la Charte des mariages en 2011 a permis une certaine régulation du phénomène. La plupart des mariés comprennent parfaitement la nécessité de respecter des règles pour que leur fête soit belle et que ce jour de joie pour eux ne soit pas terni par quelques abrutis. Mais il en reste encore qui pensent que le mariage leur donne un droit absolu de tout faire, à commencer par se mettre eux-mêmes en danger.

La conduite d’opérations communes avec la Police nationale aux abords du jardin des plantes, lieu de rendez-vous incontournable pour qui veut profiter d’un écrin de verdure exceptionnel, a produit des effets. 6 opérations conjointes noté été conduites en 2014, 5 en 2015. Je rencontre régulièrement les riverains qui sont les premiers à subir ces nuisances. Ils sont excédés, même s’ils reconnaissent les effets positifs, mais temporaires, de ces opérations. Nous sommes à leur côté pour continuer cette lutte.

Guerre de position

La guerre de position à laquelle je faisais allusion est celle que nous menons tous les jours dans différents endroits de la ville pour conserver la maîtrise de l’espace public.

Certains groupes, très souvent en lien avec du trafic de stupéfiants, se sont mis en tête que la rue était leur propriété. Le phénomène est géographiquement circonscrit mais il est visible et nuisible.

La police municipale, je le rappelle, n’a pas de compétence en matière de lutte contre les stupéfiants, en matière d’enquêtes judiciaires et ne peut travailler en civil. Ses moyens légaux d’intervention sont donc à cet égard limités.

Il n’empêche qu’elle mène tous les jours, et souvent seule, cette guerre de position qui consiste à reprendre le contrôle d’un morceau de rue, d’un carrefour, à gêner dans ses « affaires » tel ou tel groupe, à recueillir du renseignement de proximité qui sera ensuite exploité par la police judiciaire.

Prenons un seul exemple : le secteur Carmes. La Police municipale y assure une présence de 6 à 8 heures par jour… Depuis début 2015, nous en sommes à plus de 300 interventions, 140 PV, 88 interpellations, 17 prises de stupéfiants,… L’opposition municipale nous reproche souvent le mélange des genres en expliquant que la police municipale d’Orléans ne doit pas faire le job de la police nationale. Mais que se passerait-il si la PM désertait la rue des Carmes??

La PM d’Orléans a réalisé en 2015 une soixantaine de découvertes de stupéfiants, dont 1,5 kg de cannabis en septembre. Pas si mal pour une police réputée « incompétente »…

Guerre de mouvement, guerre de position : je persiste et je signe!

Département : un budget 2016 de combat!

Chers amis internautes (et d’ailleurs),

 

Je vais vous parler budget, celui du Département du Loiret, que j’ai présenté vendredi dernier comme rapporteur général du budget.

 

Késako ? Le Rapporteur général du budget présente toutes les grandes délibérations se rapportant au budget : débat d’orientation budgétaire, vote des taux de fiscalité, budget primitif, compte-administratif. Il veille à la cohérence des grands équilibres et à leur conformité avec la volonté politique exprimée par le Président et sa Majorité.

 

Alors, justement, quel est le sens de ce budget (primitif) 2016 ? Celui d’un budget de combat.

Contre l’asphyxie programmée des Départements par l’Etat. Contre la facilité. Contre la résignation.

Pour les Loirétains.

D Chauveau Session CD45 24 mars 2016 Orleans   (7)

Pour bien comprendre le ton guerrier que j’emploie, il faut se rappeler que le Loiret fait face à une situation inédite : l’Etat ne cesse de lui enlever des moyens pour assumer ses compétences et lui impose en permanence de nouvelles charges, singulièrement dans le domaine des allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH). Au point de mettre les Départements en situation de quasi-faillite : 10 l’étaient en 2015, 40 le sont en 2016, combien le seront en 2017 ?

L’Etat nous doit énormément d’argent : 560 M€ ! Par exemple : 41,5 M€ au titre du seul RSA 2015. C’est plus que notre budget annuel en faveur des collégiens du Loiret !

 

Un combat contre l’asphyxie programmée des Départements

Nous attendions donc que le Premier ministre prenne en compte cette situation intenable dans le cadre des négociations qu’il a engagées avec l’Association des Départements de France. C’est pourquoi nous avons repoussé à fin mars l’adoption du budget 2016. Ces négociations, après beaucoup de tergiversations, ont permis quelques avancées. Mais le compte est loin d’y être et le Loiret continue de subir la triple peine : moins de ressources, plus de charges, pas de péréquation alors qu’il fait partie des départements les mieux gérés.

Dans cette impasse, que faire ?

D’abord, dire fermement à l’Etat que cette situation ne peut plus durer. C’est pourquoi nous n’inscrivons dans notre budget 2016 que le montant du RSA de 2015. Il y a donc une impasse de 5,4 M€ que l’Etat devra financer. Si elle est sans incidence pour les allocataires, cette position ferme constitue un signal fort que le Loiret, avec beaucoup d’autres Départements, envoie à l’Etat pour dire : Stop !

Un combat contre la facilité

Nous devons ensuite poursuivre la réduction de nos dépenses de fonctionnement et de gestion. Le Loiret a déjà fait beaucoup d’efforts sur ce plan, mais nous devons aller au-delà, en associant les agents du Département. Un plan d’économies exceptionnel de 5,5 M€ sera donc engagé. D’autres ont choisi de laisser filer leurs dépenses de gestion. Nous, non.

Nous avons également recalibré nos politiques sectorielles avec nos partenaires (communes, intercommunalités, associations). Nous voulons bâtir avec eux une relation durable dans un contexte de contraction de nos recettes. D’autres ont choisi de supprimer totalement l’aide aux communes par exemple. Nous, non.

Mais tous nos efforts ne suffisent malheureusement pas pour assurer la soutenabilité financière du Département.  Nous devons donc solliciter les Loirétains par la taxe sur le foncier bâti qui sera augmentée de 1,5 point, soit 30 € par an par habitation individuelle. C’est un effort. Je le sais. Il est contraint, mesuré et calculé au plus juste. Il est surtout nécessaire pour assurer le financement de nos projets durant les six années qui viennent, et non pour la seule année 2016. D’autres ont fortement augmenté leurs impôts. Nous, non.

Oui, la contrainte est forte.

Côtés recettes, nous devrons cette année encore déplorer le recul de la dotation globale de fonctionnement (-10,6 M€), le coût de la péréquation à laquelle le Loiret n’a toujours pas droit (-3 M€) et la baisse de la contribution sur la valeur ajoutée (-3,4 M€) en raison d’une conjoncture économique incertaine.

Côtés dépenses, les allocations individuelles de solidarité représenteront une dépense de 143 M€ dont 65 ne seront pas compensés…

Dossier de presse budget 2016

Un combat contre la résignation et POUR LES LOIRETAINS!

Dans ce contexte, il nous faut être encore plus responsable et ambitieux. Nous n’avons pas le choix. Notre budget 2016, qui s’équilibrera à 646,7 M€, le permet.

Responsables, nous le sommes en maintenant des ratios stricts de gestion : taux d’épargne supérieur à 10% (11,7%) et capacité de désendettement inférieure à 10 ans (7,8). Derrière ces expressions austères se cache notre crédibilité vis-à-vis des citoyens comme des banques. Responsables, nous le sommes aussi quand nous ne laissons pas filer la dette. A hauteur de 527 M€, elle est maîtrisée et sécurisée.

L’investissement en hausse de 28%

La période nous commande par ailleurs d’être ambitieux pour le Loiret. C’est pourquoi nous augmenterons cette année l’investissement de 28% pour le porter à 94,1 M€. Sur les 6 ans, notre projet de mandat permet un investissement cumulé de 705 M€ : très haut débit, plan de rénovation des maisons de retraite, routes, pont de Jargeau ou encore les trois nouveaux collèges (dont celui d’Orléans Nord-Est :-))… sont autant de projets structurants utiles à notre département.

Utiles, et porteurs d’emplois. L’investissement public joue un rôle d’entrainement de l’économie locale, surtout dans la période actuelle. D’après la Fédération nationale des travaux publics, 1 M€ investi par les collectivités génère directement ou indirectement 10 emplois. Avec un niveau moyen d’investissement de 100 M€, je vous laisse faire le calcul sur 6 ans…

 

Dans cette période de mutation, nous sommes plus que jamais décidés à ne pas baisser les bras, à être optimistes et combatifs pour assurer l’avenir du Loiret. Nous vous le devons.

 

Primaires : pourquoi je soutiens Le Maire

 

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2016 sera l’année de la primaire à droite. Peut-être, aussi, à gauche si l’on en juge par la violente charge de la gauche du PS, Martine Aubry en tête, pour affaiblir encore un peu plus un président contesté, aux abois.

Mais ce qui m’intéresse avant tout, c’est ce qui va se passer au sein de la droite républicaine. Toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés par son destin sont appelés à donner leur avis en votant les 20 et 27 novembre prochains. Processus inédit à droite.

Pour ma part, je voterai Bruno Le Maire.

Les candidats majeurs déclarés que sont Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire sont tous en situation aujourd’hui de faire des scores rendant très improbable le franchissement de la barre des 50% des suffrages exprimés par un candidat dès le 1er tour.

Le débat aura donc bien lieu. La campagne fera bouger les lignes.

Nous sommes à la fin d’un cycle de notre histoire politique à droite. Une génération d’hommes politiques arrive au terme de son parcours. C’est en tout cas mon sentiment.

Nicolas Sarkozy a décroché son premier mandat en 1983, Alain Juppé en 1986 et François Fillon en 1981. C’est finalement Alain Juppé qui est le plus « jeune » à cet jeu-là. Mais, tout de même, c’était il y a 30 ans!

Chacun de ces trois hommes d’Etat, car ils le sont assurément tous les trois, a servi le pays à de multiples reprises, dans de multiples postes à responsabilité jusqu’aux plus éminentes durant plus de 30 ans. Nous, militants, sympathisants, électeurs, les avons portés au pouvoir et soutenus dans la victoire comme dans la défaite. Ils ont eu leur chance, leur moment, leur époque.

Pour autant, je ne crois plus que les Français recherchent encore la figure du combattant politique inoxidable, balafré, suturé, mort dix fois, revenant sans cesse d’outre-tombe et ressuscité dix fois. Je ne crois pas que, pour penser la France de 2050, nous devions nous en remettre à une génération née au début de la Guerre froide.

Pour tout vous dire, je crois même le contraire. Les Français sont lassés de voter toujours pour les mêmes tout le temps. Lassés? Je dirai plutôt agacés. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles ils se détournent de nous. Notre pays évolue dans un monde qui bouge de plus en plus vite. Notre système de représentation politique doit s’adapter à cette évolution.

De l’expérience, il en faut assurément pour prétendre à la présidence de la République.

Bruno Le Maire en a. Ni trop ni tri peu. Il connait les rouages et les pièges de l’appareil d’Etat. Pur produit de nos grandes écoles, il connait aussi la France profonde, éternelle, celle de nos campagnes et de nos paysans : il fut un très bon ministre de l’agriculture. Ancré dans nos territoires avec plus de 300 déplacements depuis 2012, il a une vision de la France dans le monde et en Europe comme il l’a défendue à Bruxelles, à Berlin ou à Washington comme ministre des affaires européennes. Haut fonctionnaire, il a démissionné d’un confortable statut pour devenir député « de base », dans l’opposition. Homme politique, Bruno Le Maire est également homme de lettres, signe d’un attachement viscéral à la langue et à la culture françaises.

Bref, il a la tête dans les étoiles et les pieds dans la gadoue.

Aussi à l’aise avec des bottes au pied que dans les plus hauts lieux de pouvoir de la République.

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Bruno Le Maire me semble donc être aujourd’hui une nouvelle synthèse, sur le fond comme sur la forme. Il a une vision, une volonté. Il ne se présente pas pour régler des comptes. Je  vote pour lui animé par la conviction très forte que, si nous ne savons pas nous renouveler, tourner la page, les Français nous renverrons chez nous. Durablement.

Assurer la sécurité des Orléanais

Assurer la sécurité et la tranquillité des Orléanais : l’évolution à la baisse de la délinquance en 2014 et 2015

Au sein de l’équipe municipale, Serge GROUARD puis Olivier CARRE m’ont confié en mars 2014 la délégation de la sécurité et de la tranquillité publiques. C’est à la fois une marque de confiance et un défi permanent.

Sous-préfet, directeur de cabinet de préfet, j’avais déjà eu à gérer à l’échelle d’un département les questions de sécurité, d’ordre public et de renseignement. Ma délégation ne fut donc pas une découverte. Pour autant, le point de vue change : beaucoup plus de proximité avec les « usagers » et un commandement plus direct sur les « hommes ».

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Depuis 2001, l’action énergique de la Ville d’Orléans en matière de sécurité a permis d’obtenir des résultats salués au plan national (-70% de délinquance de proximité). Chacun le reconnaît. Nous avons pris l’engagement durant la campagne de 2014 de ne rien lâcher sur la première de nos libertés. La fermeté, réclamée par les Orléanais, est un marqueur fort de notre équipe municipale.

Une baisse de 4% de la délinquance de proximité en 2014

En 2014, l’évolution de la délinquance de proximité (cambriolages, vols, dégradations) a été une nouvelle fois enregistrée à la baisse, de 4% à Orléans.

J’ai présenté lundi en conseil municipal les chiffres de 2015, année si singulière tant les attentats de janvier et de novembre ont saigné à blanc le pays.

Année hors norme également par la décision prise d’armer nos policiers de revolvers. Les 17 premiers patrouillent depuis quelques jours avec leur arme à la ceinture. D’autre suivront progressivement d’ici la fin de l’année.

2015 est, enfin, une année de rupture parce que l’Etat a cassé le « thermomètre » mesurant habituellement la délinquance. Moins d’informations transmises aux communes, un Etat qui joue avec « ses » chiffres, rupture des séries statistiques et donc des comparaisons jusqu’en janvier 2018… soit après avril 2017. Je n’ose croire qu’il y ait une intention maligne là-dessous…Et vous?

Une baisse de 6% en 2015

Malgré tout, malgré ces malices érigées en « rigueur intellectuelle » par Bernard Cazeneuve, la délinquance de tous les jours a encore baissé à Orléans en 2015 : -6% sur l’essentiel de la défunte « délinquance de proximité ». 681 personnes interpellées dont 58 pour usages de stupéfiants (+18% par rapport à 2014) et dont 183 ivresses publiques et manifestes (-11% par rapport à 2014), 1814 procès-verbaux dressés contre les regroupements, la consommation d’alcool sur la voie publique,… doublement des procédures nominatives pour rodéos (119), près d’une centaine d’actions contre les rodéos (84), opérations conjointes avec la police nationale contre les mariages exubérants, 340 demandes d’opérations Tranquillité vacances pour prévenir les cambriolages, doublement du nombre d’heures de vidéo extraites à des fins d’enquête judiciaire (1 956 heures).

Ces chiffres ne traduisent pas à eux seuls toute la réalité de ce que vivent les Orléanais, je le sais mieux que personne. Mais ils sont l’illustration d’une volonté collective forte. Ils donnent une indication générale. Pour ma part, même si elle est partielle, je préfère qu’elle soit observée à la baisse.

Des femmes et des hommes mobilisés pour notre sécurité

Ces résultats sont d’abord le fruit du travail et du haut niveau d’engagement des 107 policiers municipaux d’Orléans que je remercie pour leur action. Leur job n’est pas facile; ils le font bien.

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De jour comme de nuit, ils réalisent un travail formidable : 650 à 700 interpellations par an, soit plus de 10 000 depuis 2002! Et certains en sont encore à se poser des questions sur la légitimité, l’utilité ou le professionnalisme des policiers municipaux.

Comme à Saumur par exemple où le maire (DVG) a choisi de démanteler sa police municipale. Comme à Grenoble où le maire (EELV) a démonté et vendu ses caméras de voie publique. Comme notre opposition municipale qui craint encore un fantasmagorique contrôle social par la vidéoprotection et n’a toujours pas compris que proximité et intervention étaient les deux piliers d’une action locale de sécurité efficace.

Nous, nous voulons une police municipale qui soit présente sur tous les fronts, sans en négliger aucun. Sans angélisme. Sans laxisme. Les Orléanais ne s’en plaignent d’ailleurs pas : ils ont appelé 14 332 fois leur police municipale en 2015 (soit +4% par rapport à 2014). Ils me semblent plutôt fiers de leur police. Moi aussi.

 

Un conseiller départemental, ça sert à quoi?!

Un conseiller départemental ça sert à quoi?! Voilà une excellente question, posée maintes fois durant la dernière campagne cantonale !

La question est pertinente, singulièrement en milieu urbain où le découpage des cantons réalisé par le gouvernement a contribué à brouiller la perception d’un électeur déjà étourdi par la complexité du millefeuilles territorial.

Je ne vais pas faire ici un cours magistral sur la décentralisation, le partage des compétences entre les collectivités ou conter par le menu toutes les lignes du budget départemental.

Je veux simplement donner une réponse simple et illustrée du rôle d’un conseiller départemental.

Bien évidemment, j’assure avec Alexandrine LECLERC, mon « binôme »,  un contact de proximité auprès les habitants et les acteurs institutionnels du canton pour tous les sujets touchant au conseil départemental : RSA, insertion, vie des collèges, subventions aux associations,… Grâce à notre double mandat à la Ville et au Département, les relations entre ces deux collectivités sont facilitées pour la bonne gestion de tous ces dossiers. Ensemble, nous avons ainsi milité pour qu’un véritable contrat de territoire entre le Département et la Ville/l’AgglO soit signé afin de mettre noir sur blanc, et pour la durée du mandat, leurs priorités communes. Le principe en est désormais acquis dans le Projet de mandat adopté par le conseil départemental le 18 décembre dernier. Il s’agit-là d’un point capital pour mieux organiser les interventions de ces différents niveaux de collectivité sur un même territoire.

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Nous suivons également ensemble de très près le dossier majeur du futur collège d’Orléans Est tant attendu pour prendre le relais du collège Jean Rostand. 50 000 € ont été inscrits au budget primitif 2015 en vue de réaliser les études de programmation. Après les discours vient le concret. Ce sont ces études qui permettront d’établir le chiffrage total et le planning complet du projet porteur de renouveau urbain et d’excellence pédagogique.

Au-delà du suivi quotidien des dossiers du canton, j’ai choisi de donner une orientation plus économique et financière à ce mandat.

Rapporteur général du budget 

D’abord en qualité de rapporteur général du budget départemental. Sous l’impulsion du président Hugues Saury, la majorité départementale a engagé une profonde démarche de consultation afin d’élaborer un projet de mandat tenant compte des dernières évolutions législatives (loi NoTRe) et des très fortes contraintes budgétaires imposées par l’Etat. Dans cette dynamique nouvelle, le rapporteur général que je suis a un rôle d’ensemblier pour assurer la cohérence du budget au regard des objectifs politiques fixés par le président et la majorité. Il me revient de mettre en perspective et d’expliquer ces choix. Je reviendrai plus en détail sur ces sujets dans un prochain post.

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ADEL, Maison de l’emploi, Pass emploi service

L’une des marques de fabrique du conseil départemental du Loiret a longtemps été son action forte, durable et performante en matière de développement économique, notamment au travers de l’Agence de développement économique du Loiret (ADEL). Si la loi NoTRe donne désormais compétence quasi exclusive à la Région dans ce domaine, cette dernière a la possibilité de conventionner avec des tiers pour mener à bien ses actions. L’action économique du Loiret est désormais organisée dans une structure innovante Loir&Orléans Eco qui regroupe le CD 45, l’ADEL, la CCI du Loiret et le MEDEF 45. Elle a clairement vocation à perdurer dans le cadre d’une convention avec la Région. J’ai l’honneur de représenter le Département à l’assemblée générale de l’ADEL et de participer ainsi au développement économique du département.

Je le fais aussi en participant au conseil d’administration de la Maison de l’emploi  du bassin de l’orléanais présidée par mon collègue Philippe LELOUP. Là encore, c’est pour le conseiller départemental l’opportunité d’être partie prenante dans les actions à mettre en oeuvre pour rapprocher l’offre et la demande d’emploi.

IMG_4515A titre personnel, j’ai également choisi de parainer un demandeur d’emploi afin de l’aider dans ses recherches.  Ce parrainage est une (excellente) initiative de l’association Pass emploi service, jeune mais très dynamique structure qui oeuvre en faveur de l’emploi sur l’Argonne.

APPROLYS, centrale d’achat de la région Centre Val de loire

Au titre du CD 45, j’ai également l’honneur de présider la centrale d’achat créée en 2014 par les CD 28, 41 et 45. Le but : grouper les achats publics pour économiser de l’argent, simplifier la vie des petites communes, développer l’économie locale.

Après une année pleine d’activité, l’heure est au bilan.

De 3 membres en mars 2014, nous sommes passés à 560 en 2015, 600 début 2016. Tous les conseils départementaux de la région, les grandes villes et agglomérations, les collèges, les maisons de retraite mais aussi des associations, des syndicats intercommunaux, des CCI en sont membres.

IMG_227916 segments de marché ont été ouverts, notamment la fourniture de gaz, d’électricité, de fioul ou encore de sel de déneigement. Le volume d’achat ainsi mutualité est de 28 M€ pour un gain de 4,6 M€ minimum, soit 20% de réduction. Ce n’est pas rien! Cela démontre que des marges de manoeuvre existent pour dépenser moins. Par ailleurs, les petites communes ont accès grâce à Approlys aux tarifs grands comptes de l’UGAP.

Le modèle d’Approlys démontre également que massification ne rime pas avec pénalisation des entreprises locales. D’une part Approlys ne se positionne que sur des marchés où l’offre fournisseurs est régionale ou nationale; d’autre part une étude fine de l’offre de fournisseurs en région Centre Val de Loire permet d’adapter la cahiers des charges afin d’encourager les réponses de fournisseurs locaux. Enfin, la puissance de l’achat public peut être mise au service des filières locales, comme l’alimentation scolaire, pour favoriser leur structuration.

Bref, vous l’aurez compris (enfin, je l’espère), un conseiller départemental, ça ne chôme pas…

Polémique? Non, clapotis!

Chers amis,

L’heure est à la polémique au sujet de mon blog, me dit-on.

Allons au fond de l’affaire : je vous ai permis de me contacter ! Par courrier, par téléphone, en plus du module par mail du blog. Vous vous rendez compte de mon audace ?

Je pensais en effet ne pas avoir le droit de vous cacher plus longtemps l’adresse de la mairie. Je pensais aussi vous épargner le dédale des renvois téléphoniques. Je pensais ne pas devoir vous dissimuler les deux mandats locaux au titre desquels je veux vous rendre compte à travers ce blog.

Las.

J’ai fait une deuxième chose impardonnable : shame on me ! J’ai adressé mes vœux à partir du secrétariat de la mairie à des gens dont tout le monde connait l’adresse, ce que l’on appelle les « partenaires institutionnels ». Comble de l’horreur, je les ai invités à découvrir mon blog d’élu local (financé sur mes deniers personnels), fonction au titre de laquelle je suis en relation avec eux.

Je suis accusé de détournement de fonds publics, comparé à la famille Balkany (si, si, sans rire).

Encore un effort…

Je voudrais tout d’abord remercier très chaleureusement tous ceux qui me veulent du bien avec autant d’insistance, au point de faire gratuitement, sur leur temps de travail, la promotion d’un modeste blog d’un petit élu local de province. Il n’aurait jamais dû accéder à autant de lumière. Le mérite-t-il d’ailleurs ? Donc merci.

Je voudrais aussi les remercier de me prêter des idées sur les prochaines élections législatives. Certains ont manifestement des positions déjà arrêtées. Je ne me suis quant à moi jamais exprimé sur le sujet. Mais je note un certain engouement qui me donne des idées. Vous allez finir par me convaincre. Encore un effort.

Je voudrais, pour clore sur le sujet, vous dire que je suis gêné de mobiliser autant d’énergie et d’esprits brillants sur un sujet qui reste, somme toute, de peu de portée si on lui enlève sa dimension faussement polémique. La tempête dans un dé à coudre va prendre fin très vite puisque je vais enlever de mon blog le numéro de téléphone de mon assistante qui n’a pas mérité ce clapotis. Je vais également supprimer l’adresse de la mairie, que personne ne connait…

Envoyez-moi un pigeon!

Chers amis,

Désormais, si vous souhaitez me contacter au titre de la mairie, je vous remercie de passer par son standard dont je ne peux rappeler ici le numéro sous peine d’être vertement rappelé à l’ordre par des citoyens « engagés » en mal de lumière.

Si vous souhaitez me contacter au titre du conseil départemental, je vous invite à rechercher l’adresse de son colombier et à m’envoyer un pigeon.

Sinon, il vous reste le module de dialogue dans l’onglet « Me contacter » que je vous invite à utiliser sans modération pour poursuivre des échanges qui, au demeurant, m’apparaissent plus indispensables que jamais. Là est l’essentiel.