Pour 100 jours, t’as plus rien!

Les premiers chiffres sont tombés : selon un sondage Elabe publié hier, 50% des Français estiment qu’il est trop tôt pour juger de l’action du Président Macron. 14% pensent d’ores et déjà qu’elle est satisfaisante, 36% la jugent décevante.

Sondage Elabe sur les 100 jours du Président Macron

On comprend bien l’embarras des Français auquel il est difficile d’échapper. Bien maigre bilan en vérité 3 mois après l’élection d’Emmanuel Macron.

Il fut un temps (que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître) où les 100 jours marquaient la France. Je ne parle pas du vol de l’Aigle qui se fracassa à Waterloo mais des premiers pas de nos monarques républicains. Fut donc un temps où l’on disait que ce qui n’était pas fait dans les 100 jours ne le serait jamais.

Un peu d’histoire Lire la suite

Un vote blanc et libre

En plaçant en-tête du 1er tour de l’élection présidentielle Emmanuel Macron, les Français ont voulu mettre un sérieux coup de pied dans la fourmilière des partis de gouvernement. C’est aussi ce que plus de 40% des électeurs ont voulu dire en votant pour des candidats aux extrémités de l’échiquier politique. Finie l’alternance entre les meilleurs ennemis du bipartisme.

Emmanuel Macron est en passe de réaliser le casse du siècle. En deux ans. A la fois animal politique au sang froid technocratique, gendre idéal et ministre transgressif, banquier d’affaires aux postures christiques, il a pulvérisé le PS. Il vient aussi d’évincer du 2nd tour de l’élection présidentielle la droite de gouvernement. Pour la première fois depuis le début de la Vème République. Un séisme.

Nous, les électeurs de la droite et du centre, devons désormais choisir entre Le Pen ou Macron.

Nous avons le choix entre le basculement vers une forme de radicalité, ce qu’une frange de l’électorat, portée par l’audace décomplexée de Nicolas Dupont-Aignan, envisage très sérieusement, et le ralliement impératif à la modernité proclamée en marche, très en vogue ces derniers jours.

Cette situation inédite laisse une partie du peuple de droite orpheline. J’en fais partie.

Elle ne se reconnait ni dans Le Pen ni dans Macron. Elle refuse ce match qui n’est pas le sien. Elle n’envisage évidemment pas le vote Le Pen comme une option. Elle ne croit pour autant ni à la nature messianique du Piccolo Principe ni aux vertus supposées d’un front républicain qui n’a cessé de faire grandir le FN.

L’échec du front républicain

Le front républicain, constamment convoqué au nom de la morale, a prouvé depuis 30 ans sa totale inefficacité à enrayer l’inexorable montée du vote Front national. Pire, il l’a alimentée. En victimisant un parti au programme irréaliste et aux dérapages verbaux pourtant nauséeux et inacceptables ; en barrant artificiellement l’accès du FN aux responsabilités locales contre la volonté des électeurs (comme aux dernières élections régionales) alors que ses rares expériences de gestion municipale ont été des échecs ; en poussant dans ses retranchements un électorat qui fut pour partie jadis le nôtre, celui du PS ou du PCF.

Tous ceux qui ont intérêt à notre affaiblissement ont bien raison de nous sommer à rallier le front républicain. Mitterrand avait théorisé ce redoutable piège pour la droite.

Force est de constater qu’il est toujours aujourd’hui politiquement incorrect de ne pas se ranger promptement derrière cette ligne Maginot.

En érigeant l’anathème moral en ligne politique, nous nous exonérons d’un diagnostic réaliste qui, si nous avions la lucidité de le faire, mettrait en lumière une certaine impuissance publique, un manque de résultats concrets, des engagements reniés, des pratiques démocratiques critiquables. Pour lutter contre le Front national, ennemi politique, il nous faut plus de réalisme, plus d’efficacité, plus d’exemplarité.

Le confortable et trop convenu appel à la morale ne changera rien, bien au contraire, à ce constat que nos compatriotes dressent secrètement dans l’isoloir. Au demeurant, nous avons les uns et les autres passé l’âge de recevoir des leçons de morale. Notamment de la part de certains dont les ambitions personnelles ont clairement guidé les positions de l’entre deux tours.

Non au blanc seing

Libre, cet électorat orphelin ne se sent pas contraint de verser dans un ralliement de pure circonstance à un homme combattu hier encore.

Il a un programme flou. Ménageant habilement les attentes des uns à droite et des autres à gauche, le berger Macron est aujourd’hui à la tête d’un troupeau bien hétérogène de chiens et de loups. Avec ou sans majorité parlementaire, sa ligne politique sera compliquée à tenir. En a-t-il seulement une ?

S’il a manifestement du charisme, quelle est en revanche sa crédibilité personnelle à diriger une puissance nucléaire, négocier avec le président chinois ou russe, combattre le terrorisme ou commander nos armées ? Inconnu il y a deux ans encore, un écran de fumée médiatique a accompagné son ascension politique. Mais quel homme d’Etat nous laissera apparaître le brouillard dissipé ? Impossible de répondre aujourd’hui.

Je ne souhaite faire aucun procès d’intention à Emmanuel Macron. Mais je ne lui ferai pas un chèque en blanc.

Voter Macron au 2nd tour de l’élection présidentielle, ce serait aussi mettre en danger nos candidats aux élections législatives. Pourquoi les Français voteraient-ils pour nos candidats LR/UDI en juin après que nous les ayons nous mêmes appelés à voter Macron en mai? Nous devons défendre notre programme et nos candidats au risque, sinon, de disparaître de l’échiquier nous aussi. Donnons-nous une chance d’imposer une cohabitation.

Pour l’ensemble de ces raisons, je voterai blanc au 2nd tour de l’élection présidentielle. Comme beaucoup de Français silencieux.

Mais, plus que le Messie du 7 mai, ce que j’attends aujourd’hui c’est –ENFIN- une rénovation profonde de ma famille politique, Les Républicains.

Comme Marine Le Pen, Emmanuel Macron s’est nourri de nos échecs.

Absente du 2nd tour, notre famille politique n’a d’autre choix que de se tourner vers l’avenir. Il n’est que temps de balayer devant notre propre porte. Il n’est que temps de réinterroger notre organisation, nos méthodes, notre manière de penser l’action politique.

C’est à cette recomposition là que je veux participer. Ardemment. Hardiment.

Tribulations de collégiens orléanais en Chine

Ils s’appellent Idrissa, Julie, Nafissatou, Saef, Julien, Ibrahim… Ils sont collégiens au collège Jean Rostand à Orléans (canton Orléans 4, bien sûr). Depuis trois ans, date à laquelle les premiers d’entre eux ont débuté l’apprentissage du chinois, ces 19 collégiens, emportés par le volontarisme de leurs professeurs et encadrants, ont nourri le projet d’aller en Chine.

Le recours au crowdfouding a permis de boucler le financement du voyage

En Chine ! A l’autre bout du monde ! Une autre civilisation, plusieurs fois millénaire ; une Nation faite de 60 « nationalités » et de dialectes au moins aussi nombreux ; un pays continent qu’une vie entière ne suffirait pas à appréhender ; une culture multiséculaire si loin de la nôtre ; une société d’essence confucéenne tiraillée entre respect des traditions et ouverture au monde ; une démocratie « populaire » qui se nourrit du libéralisme économique ; une puissance géopolitique d’un milliard 200 millions d’habitants qui fait désormais jeu égal avec les Etats-Unis.

La Chine, cet Ailleurs

En Chine ! Ces mots résonnent dans nos têtes comme l’Ailleurs par excellence. La Chine est presque aux confins du monde pour un Français. Partir en Chine, c’est se mettre dans les pas de Marco Polo et des pères jésuites, remonter le temps pour mieux se projeter dans le monde de demain.

Imaginez donc l’envie, l’excitation et la curiosité se mêlant à l’appréhension dans les têtes de nos collégiens français ! Leur périple jaune les a pourtant conduits à Shangaï, Yangzhou (ville désormais jumelle d’Orléans), Changsha, Yueyang et Pékin. Entre tourisme, culture et immersion linguistique, ils ont découvert, yeux grands ouverts, les mille facettes d’un pays rêvé trois années durant : le gigantisme des buildings d’affaires ultramodernes et l’effervescence de la mégalopole occidentalisée de Shangaï ; les immeubles d’habitation de 30 ou 40 étages, alignés le long des autoroutes par paquets ; les temples bouddhistes mais aussi les mosquées et les églises ; les jardins, notamment ceux de Yangzhou, érigés en art majeur ; la majesté du Yang Tsé Kiang; la cuisine aux saveurs et aux textures si fines. Et toujours cette masse humaine qui s’agite, va et vient sans cesse, industrieuse, commerçante, bâtisseuse. Une fourmilière.

Une vraie immersion culturelle

Hébergés dans des familles à Yangzhou, nos jeunes Français ont aussi vécu au rythme de leurs correspondants une vie de collégiens chinois l’espace de quelques jours. Repas en famille, (vraie) nourriture chinoise, nuit dans des lits au confort chinois (dur, dur), cadeaux, promenades, jeux,… Ils ont pu également toucher du doigt la vie estudiantine de leurs correspondants en uniforme, leurs classes, leurs professeurs, et partager avec eux quelques activités, y compris physiques comme une séance d’initiation au tai-chi. Bref, une expérience humaine très dense qui va les surprendre et les marquer profondément.

Le rapport à l’Autre s’en trouve modifié. Dans leur collège, dans leur quartier, ils se reconnaissent parce qu’ils se ressemblent. A Shangaï ou à Yangzhou, perdus dans la marée humaine des Han, ils sont l’Autre, celui qui est différent. Les Chinois ont été très nombreux à leur demander en pleine rue de se prendre en photo avec eux qui n’ont pas les yeux bridés et qui ont la peau blanche, noire ou basanée. Ils étaient une curiosité. Comme de véritables stars, ils ont joué le jeu, provoquant des scènes très drôles de choc des cultures.

Mine de rien, nos petits Français ont, à leur échelle, représenté leur pays. C’est ce que je leur ai dit dans le car peu avant d’arriver à Yangzhou. Ils en étaient, je pense, un peu surpris. Eux, les enfants de l’Argonne, ont porté sur leurs épaules cette identité et cette responsabilité aux yeux des Chinois qu’ils ont croisés. Ils ont parfaitement assumé cette charge nouvelle pour eux.

Orléans – Yangzhou : une coopération prometteuse

http:/http://www.orleans-metropole.fr/1462/partenariat-avec-yangzhou.htm

Contrairement à ce que prétend un proverbe chinois selon lequel « il n’y a que les fous et les Européens qui voyagent », les Chinois sont bien partis à la conquête du monde. Les Français eux-aussi sont désormais plus sensibles à l’ouverture internationale qui devient une évidence – pour ne pas dire une exigence. La coopération entre les villes d’Orléans et de Yangzhou, initiée en 2015, s’inscrit dans cette dynamique réciproque. C’est pourquoi elle connaît un rythme soutenu, portée par une volonté politique commune. Et les choses vont vite en effet.

En marge du voyage des collégiens se jouait une autre partition : après l’impulsion donnée par le second déplacement du maire d’Orléans, Olivier CARRE, en mars dernier, celui auquel j’ai eu l’honneur de participer a permis d’approfondir nos coopérations dans le domaine de l’éducation. Les rencontres officielles que j’ai menées ont montré que les opportunités sont potentiellement nombreuses, dans le primaire, le secondaire mais aussi le supérieur. Une représentante de l’Académie Orléans-Tours faisait aussi partie du voyage pour pousser les feux. Grâce à ce travail collectif, les voies sont maintenant bien ouvertes. Objectif atteint.

Loin des lichés, le collège Jean Rostand se place ainsi à l’avant-garde de l’ouverture internationale et d’un monde en pleine mutation. Ses responsables administratifs, ses professeurs, ses élèves portent, avec d’autres, notre ambition de faire rayonner Orléans.

Ils s’appellent Idrissa, Julie, Nafissatou, Saef, Julien, Ibrahim… Ils sont collégiens au collège Jean Rostand à Orléans. Ils ont conquis la Chine.

Fracture fiscale

Après la malheureuse défaite des Bleus dimanche, ce début d’été nous apporte une autre nouvelle qui risque de mettre là encore à mal notre sentiment national : « Toujours moins de Français paient l’impôt sur le revenu » pour reprendre le titre évocateur du journal Les Echos du jour (Article Les Echos, 13 juillet 2016). Après la fracture sociale de 1995, la fracture fiscale de 2017?

Le discret rapport annuel de la Direction générale des finances publiques relève en effet que, sur les 34,7 millions de foyers fiscaux français, seuls 17,1 paient désormais l’impôt sur le revenu. Moins de un Français sur deux. L’information n’est malheureusement pas nouvelle mais ce qui est inquiétant c’est la pente dans laquelle nous sommes engagés depuis 2013.

Sous le précédent quinquennat, un effort avait au contraire été produit pour redonner à l’impôt sur le revenu un peu de son caractère universel. Au prix de certaines hausses il est vrai, mais imposées à la suite de la crise exceptionnelle de 2008/2009.

La fracture fiscale

Après les augmentations d’impôts  qui avaient porté à 52,3% la part des foyers fiscaux payant l’IR, nous voici depuis 2014 sur un toboggan de baisses fiscales très ciblées et bien ordonnées dans un agenda politique transparent. L’objectif politique est clair et totalement assumé depuis longtemps : « Le but est de faire sortir le plus de personnes de l’impôt sur le revenu » (Manuel Valls, Article Le Monde, 16 mai 2014). On ne saurait mieux dire! L’idée est, peut-être, que tous ces heureux bénéficiaires remercient leur généreux mécène en mai 2017.

L’argument invoqué, celui de la pression fiscale, ne tient pas. C’est bien ceux du sens de l’impôt, d’une part, et de sa répartition, d’autre part, qui sont en revanche posés.

Quel est le sens d’un impôt que la moitié de la population ne paie pas? Au nom d’une justice sociale formelle, c’est la justice fiscale qui est sacrifiée. Or, on l’oublie trop souvent, elle est aussi l’un des piliers de notre pacte social comme l’affirme l’article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés » Légifrance, Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

« A raison de leurs facultés »… La question n’est donc pas la pression fiscale -qu’il faut faire baisser par ailleurs- mais celle de la répartition entre tous les Français par une contribution générale et proportionnée en fonction de ses revenus. Payer l’impôt est vertueux. C’est une question autant macro-économique (avec 72 Mdeuros, l’IR ne rapporte plus que 25% des recettes fiscales de l’Etat) que politique. Car le consentement à l’impôt forge le sentiment national; il permet de toucher du doigt la matérialité d’un destin commun. La nature humaine est ainsi faite qu’il n’y a pas mieux que de mettre la main à la poche pour se sentir concerné!

Une dangereuse muraille entre les Français

En annonçant encore des cadeaux fiscaux de 2 milliards d’euros pour 2017, qui s’ajoutent aux 2 milliards d’euros en 2016, en supprimant la première tranche de l’IR en 2015, en baissant le plafond du quotient familial en 2014, François Hollande ne cesse de faire l’inverse. Il renforce le sentiment d’injustice (10% des foyers fiscaux paient 67% de l’IR), il élève avec cynisme une dangereuse muraille entre les Français (les « vaches à lait » contre les « assistés ») et accentue la perte de repères républicains dans notre espace public (ce que je ne paie pas n’a pas de valeur).

Pour une contribution républicaine minimum

Je rejoins pour ma part celles et ceux qui, du Front de gauche à Bruno Le Maire, en passant par les Frondeurs du PS, Alain Juppé, François Fillon ou François Bayrou, prônent l’instauration d’une contribution véritablement universelle, individuelle et proportionnée, avec un minimum à payer quelque soit le contribuable. La (complexe) fusion de l’IR et de la CSG, promise par François Hollande (engagement n°14), allait dans ce sens. Il a fait exactement le contraire.

Le prochain président devra traiter ce sujet à fort enjeu politique, économique et social au risque, sinon, de laisser ce puissant ferment de désintégration sociale fracturer encore un peu plus notre pays.

Guerre de mouvement – Guerre de position

A l’occasion des assemblées générales de quartier en juillet 2015, j’ai utilisé les expressions « guerre de mouvement et guerre de position » pour qualifier les phénomènes de délinquance auxquels nous sommes confrontés ces derniers temps. N’en déplaise aux beaux esprits qui se sont (faussement) émus de la formule-choc, derrière les mots se vit une réalité qui perdure en 2016.

Guerre de mouvement

En employant cette expression, je faisais référence aux rodéos et aux mariages exubérants auxquels notre ville, comme d’autres grandes villes, est confrontée. La guerre de mouvement, c’est la lutte contre des phénomènes mobiles qui pourrissent le quotidien des Orléanais. Ces comportements dangereux, qui sont le fruit d’une petite minorité, relèvent autant du code de la route et du code pénal que de l’incivilité et de la provocation. Ils sont triplement inacceptables : parce qu’ils font courir des risques aux autres, parce qu’ils font subir aux Orléanais des nuisances à la limite du supportable et parce qu’ils sont autant de bras d’honneur à la République.

IMG_0891Les combattre demande énormément de moyens car la mobilité est complexe à contraindre. Le combat est quotidien et rude. Il demande aussi beaucoup de discernement et de professionnalisme de la part des forces de l’ordre. Il faut agir, s’agissant des rodéos, sur le renseignement de proximité et la vidéoprotection, sur les lieux de parking des engins, sur les lieux de ravitaillement en carburant, sur l’étroite coopération entre polices, sur la mobilisation de moyens très importants pour les opérations de terrain qui sont toujours risquées, sur la destruction systématique des 2 roues non homologués… Tout cela, nous le faisons, certes de manière imparfaite, mais nous ne lâchons pas. En 2014, la Police municipale d’Orléans a réalisé une centaine d’actions de lutte anti-rodéos, immobilisé 44 motos ou quads et dressé 64 procès-verbaux. En 2015, 80 actions conduites pour 29 immobilisations et 119 procès-verbaux, soit un doublement. Nous poursuivons cette année encore ces actions de terrain.

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Pour les mariages exubérants, qui sont en fait des mariages qui se veulent d’abord communautaires, la mise en place de la Charte des mariages en 2011 a permis une certaine régulation du phénomène. La plupart des mariés comprennent parfaitement la nécessité de respecter des règles pour que leur fête soit belle et que ce jour de joie pour eux ne soit pas terni par quelques abrutis. Mais il en reste encore qui pensent que le mariage leur donne un droit absolu de tout faire, à commencer par se mettre eux-mêmes en danger.

La conduite d’opérations communes avec la Police nationale aux abords du jardin des plantes, lieu de rendez-vous incontournable pour qui veut profiter d’un écrin de verdure exceptionnel, a produit des effets. 6 opérations conjointes noté été conduites en 2014, 5 en 2015. Je rencontre régulièrement les riverains qui sont les premiers à subir ces nuisances. Ils sont excédés, même s’ils reconnaissent les effets positifs, mais temporaires, de ces opérations. Nous sommes à leur côté pour continuer cette lutte.

Guerre de position

La guerre de position à laquelle je faisais allusion est celle que nous menons tous les jours dans différents endroits de la ville pour conserver la maîtrise de l’espace public.

Certains groupes, très souvent en lien avec du trafic de stupéfiants, se sont mis en tête que la rue était leur propriété. Le phénomène est géographiquement circonscrit mais il est visible et nuisible.

La police municipale, je le rappelle, n’a pas de compétence en matière de lutte contre les stupéfiants, en matière d’enquêtes judiciaires et ne peut travailler en civil. Ses moyens légaux d’intervention sont donc à cet égard limités.

Il n’empêche qu’elle mène tous les jours, et souvent seule, cette guerre de position qui consiste à reprendre le contrôle d’un morceau de rue, d’un carrefour, à gêner dans ses « affaires » tel ou tel groupe, à recueillir du renseignement de proximité qui sera ensuite exploité par la police judiciaire.

Prenons un seul exemple : le secteur Carmes. La Police municipale y assure une présence de 6 à 8 heures par jour… Depuis début 2015, nous en sommes à plus de 300 interventions, 140 PV, 88 interpellations, 17 prises de stupéfiants,… L’opposition municipale nous reproche souvent le mélange des genres en expliquant que la police municipale d’Orléans ne doit pas faire le job de la police nationale. Mais que se passerait-il si la PM désertait la rue des Carmes??

La PM d’Orléans a réalisé en 2015 une soixantaine de découvertes de stupéfiants, dont 1,5 kg de cannabis en septembre. Pas si mal pour une police réputée « incompétente »…

Guerre de mouvement, guerre de position : je persiste et je signe!

Département : un budget 2016 de combat!

Chers amis internautes (et d’ailleurs),

 

Je vais vous parler budget, celui du Département du Loiret, que j’ai présenté vendredi dernier comme rapporteur général du budget.

 

Késako ? Le Rapporteur général du budget présente toutes les grandes délibérations se rapportant au budget : débat d’orientation budgétaire, vote des taux de fiscalité, budget primitif, compte-administratif. Il veille à la cohérence des grands équilibres et à leur conformité avec la volonté politique exprimée par le Président et sa Majorité.

 

Alors, justement, quel est le sens de ce budget (primitif) 2016 ? Celui d’un budget de combat.

Contre l’asphyxie programmée des Départements par l’Etat. Contre la facilité. Contre la résignation.

Pour les Loirétains.

D Chauveau Session CD45 24 mars 2016 Orleans   (7)

Pour bien comprendre le ton guerrier que j’emploie, il faut se rappeler que le Loiret fait face à une situation inédite : l’Etat ne cesse de lui enlever des moyens pour assumer ses compétences et lui impose en permanence de nouvelles charges, singulièrement dans le domaine des allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH). Au point de mettre les Départements en situation de quasi-faillite : 10 l’étaient en 2015, 40 le sont en 2016, combien le seront en 2017 ?

L’Etat nous doit énormément d’argent : 560 M€ ! Par exemple : 41,5 M€ au titre du seul RSA 2015. C’est plus que notre budget annuel en faveur des collégiens du Loiret !

 

Un combat contre l’asphyxie programmée des Départements

Nous attendions donc que le Premier ministre prenne en compte cette situation intenable dans le cadre des négociations qu’il a engagées avec l’Association des Départements de France. C’est pourquoi nous avons repoussé à fin mars l’adoption du budget 2016. Ces négociations, après beaucoup de tergiversations, ont permis quelques avancées. Mais le compte est loin d’y être et le Loiret continue de subir la triple peine : moins de ressources, plus de charges, pas de péréquation alors qu’il fait partie des départements les mieux gérés.

Dans cette impasse, que faire ?

D’abord, dire fermement à l’Etat que cette situation ne peut plus durer. C’est pourquoi nous n’inscrivons dans notre budget 2016 que le montant du RSA de 2015. Il y a donc une impasse de 5,4 M€ que l’Etat devra financer. Si elle est sans incidence pour les allocataires, cette position ferme constitue un signal fort que le Loiret, avec beaucoup d’autres Départements, envoie à l’Etat pour dire : Stop !

Un combat contre la facilité

Nous devons ensuite poursuivre la réduction de nos dépenses de fonctionnement et de gestion. Le Loiret a déjà fait beaucoup d’efforts sur ce plan, mais nous devons aller au-delà, en associant les agents du Département. Un plan d’économies exceptionnel de 5,5 M€ sera donc engagé. D’autres ont choisi de laisser filer leurs dépenses de gestion. Nous, non.

Nous avons également recalibré nos politiques sectorielles avec nos partenaires (communes, intercommunalités, associations). Nous voulons bâtir avec eux une relation durable dans un contexte de contraction de nos recettes. D’autres ont choisi de supprimer totalement l’aide aux communes par exemple. Nous, non.

Mais tous nos efforts ne suffisent malheureusement pas pour assurer la soutenabilité financière du Département.  Nous devons donc solliciter les Loirétains par la taxe sur le foncier bâti qui sera augmentée de 1,5 point, soit 30 € par an par habitation individuelle. C’est un effort. Je le sais. Il est contraint, mesuré et calculé au plus juste. Il est surtout nécessaire pour assurer le financement de nos projets durant les six années qui viennent, et non pour la seule année 2016. D’autres ont fortement augmenté leurs impôts. Nous, non.

Oui, la contrainte est forte.

Côtés recettes, nous devrons cette année encore déplorer le recul de la dotation globale de fonctionnement (-10,6 M€), le coût de la péréquation à laquelle le Loiret n’a toujours pas droit (-3 M€) et la baisse de la contribution sur la valeur ajoutée (-3,4 M€) en raison d’une conjoncture économique incertaine.

Côtés dépenses, les allocations individuelles de solidarité représenteront une dépense de 143 M€ dont 65 ne seront pas compensés…

Dossier de presse budget 2016

Un combat contre la résignation et POUR LES LOIRETAINS!

Dans ce contexte, il nous faut être encore plus responsable et ambitieux. Nous n’avons pas le choix. Notre budget 2016, qui s’équilibrera à 646,7 M€, le permet.

Responsables, nous le sommes en maintenant des ratios stricts de gestion : taux d’épargne supérieur à 10% (11,7%) et capacité de désendettement inférieure à 10 ans (7,8). Derrière ces expressions austères se cache notre crédibilité vis-à-vis des citoyens comme des banques. Responsables, nous le sommes aussi quand nous ne laissons pas filer la dette. A hauteur de 527 M€, elle est maîtrisée et sécurisée.

L’investissement en hausse de 28%

La période nous commande par ailleurs d’être ambitieux pour le Loiret. C’est pourquoi nous augmenterons cette année l’investissement de 28% pour le porter à 94,1 M€. Sur les 6 ans, notre projet de mandat permet un investissement cumulé de 705 M€ : très haut débit, plan de rénovation des maisons de retraite, routes, pont de Jargeau ou encore les trois nouveaux collèges (dont celui d’Orléans Nord-Est :-))… sont autant de projets structurants utiles à notre département.

Utiles, et porteurs d’emplois. L’investissement public joue un rôle d’entrainement de l’économie locale, surtout dans la période actuelle. D’après la Fédération nationale des travaux publics, 1 M€ investi par les collectivités génère directement ou indirectement 10 emplois. Avec un niveau moyen d’investissement de 100 M€, je vous laisse faire le calcul sur 6 ans…

 

Dans cette période de mutation, nous sommes plus que jamais décidés à ne pas baisser les bras, à être optimistes et combatifs pour assurer l’avenir du Loiret. Nous vous le devons.

 

Primaires : pourquoi je soutiens Le Maire

 

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2016 sera l’année de la primaire à droite. Peut-être, aussi, à gauche si l’on en juge par la violente charge de la gauche du PS, Martine Aubry en tête, pour affaiblir encore un peu plus un président contesté, aux abois.

Mais ce qui m’intéresse avant tout, c’est ce qui va se passer au sein de la droite républicaine. Toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés par son destin sont appelés à donner leur avis en votant les 20 et 27 novembre prochains. Processus inédit à droite.

Pour ma part, je voterai Bruno Le Maire.

Les candidats majeurs déclarés que sont Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire sont tous en situation aujourd’hui de faire des scores rendant très improbable le franchissement de la barre des 50% des suffrages exprimés par un candidat dès le 1er tour.

Le débat aura donc bien lieu. La campagne fera bouger les lignes.

Nous sommes à la fin d’un cycle de notre histoire politique à droite. Une génération d’hommes politiques arrive au terme de son parcours. C’est en tout cas mon sentiment.

Nicolas Sarkozy a décroché son premier mandat en 1983, Alain Juppé en 1986 et François Fillon en 1981. C’est finalement Alain Juppé qui est le plus « jeune » à cet jeu-là. Mais, tout de même, c’était il y a 30 ans!

Chacun de ces trois hommes d’Etat, car ils le sont assurément tous les trois, a servi le pays à de multiples reprises, dans de multiples postes à responsabilité jusqu’aux plus éminentes durant plus de 30 ans. Nous, militants, sympathisants, électeurs, les avons portés au pouvoir et soutenus dans la victoire comme dans la défaite. Ils ont eu leur chance, leur moment, leur époque.

Pour autant, je ne crois plus que les Français recherchent encore la figure du combattant politique inoxidable, balafré, suturé, mort dix fois, revenant sans cesse d’outre-tombe et ressuscité dix fois. Je ne crois pas que, pour penser la France de 2050, nous devions nous en remettre à une génération née au début de la Guerre froide.

Pour tout vous dire, je crois même le contraire. Les Français sont lassés de voter toujours pour les mêmes tout le temps. Lassés? Je dirai plutôt agacés. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles ils se détournent de nous. Notre pays évolue dans un monde qui bouge de plus en plus vite. Notre système de représentation politique doit s’adapter à cette évolution.

De l’expérience, il en faut assurément pour prétendre à la présidence de la République.

Bruno Le Maire en a. Ni trop ni tri peu. Il connait les rouages et les pièges de l’appareil d’Etat. Pur produit de nos grandes écoles, il connait aussi la France profonde, éternelle, celle de nos campagnes et de nos paysans : il fut un très bon ministre de l’agriculture. Ancré dans nos territoires avec plus de 300 déplacements depuis 2012, il a une vision de la France dans le monde et en Europe comme il l’a défendue à Bruxelles, à Berlin ou à Washington comme ministre des affaires européennes. Haut fonctionnaire, il a démissionné d’un confortable statut pour devenir député « de base », dans l’opposition. Homme politique, Bruno Le Maire est également homme de lettres, signe d’un attachement viscéral à la langue et à la culture françaises.

Bref, il a la tête dans les étoiles et les pieds dans la gadoue.

Aussi à l’aise avec des bottes au pied que dans les plus hauts lieux de pouvoir de la République.

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Bruno Le Maire me semble donc être aujourd’hui une nouvelle synthèse, sur le fond comme sur la forme. Il a une vision, une volonté. Il ne se présente pas pour régler des comptes. Je  vote pour lui animé par la conviction très forte que, si nous ne savons pas nous renouveler, tourner la page, les Français nous renverrons chez nous. Durablement.