Département : un budget 2016 de combat!

Chers amis internautes (et d’ailleurs),

 

Je vais vous parler budget, celui du Département du Loiret, que j’ai présenté vendredi dernier comme rapporteur général du budget.

 

Késako ? Le Rapporteur général du budget présente toutes les grandes délibérations se rapportant au budget : débat d’orientation budgétaire, vote des taux de fiscalité, budget primitif, compte-administratif. Il veille à la cohérence des grands équilibres et à leur conformité avec la volonté politique exprimée par le Président et sa Majorité.

 

Alors, justement, quel est le sens de ce budget (primitif) 2016 ? Celui d’un budget de combat.

Contre l’asphyxie programmée des Départements par l’Etat. Contre la facilité. Contre la résignation.

Pour les Loirétains.

D Chauveau Session CD45 24 mars 2016 Orleans   (7)

Pour bien comprendre le ton guerrier que j’emploie, il faut se rappeler que le Loiret fait face à une situation inédite : l’Etat ne cesse de lui enlever des moyens pour assumer ses compétences et lui impose en permanence de nouvelles charges, singulièrement dans le domaine des allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PCH). Au point de mettre les Départements en situation de quasi-faillite : 10 l’étaient en 2015, 40 le sont en 2016, combien le seront en 2017 ?

L’Etat nous doit énormément d’argent : 560 M€ ! Par exemple : 41,5 M€ au titre du seul RSA 2015. C’est plus que notre budget annuel en faveur des collégiens du Loiret !

 

Un combat contre l’asphyxie programmée des Départements

Nous attendions donc que le Premier ministre prenne en compte cette situation intenable dans le cadre des négociations qu’il a engagées avec l’Association des Départements de France. C’est pourquoi nous avons repoussé à fin mars l’adoption du budget 2016. Ces négociations, après beaucoup de tergiversations, ont permis quelques avancées. Mais le compte est loin d’y être et le Loiret continue de subir la triple peine : moins de ressources, plus de charges, pas de péréquation alors qu’il fait partie des départements les mieux gérés.

Dans cette impasse, que faire ?

D’abord, dire fermement à l’Etat que cette situation ne peut plus durer. C’est pourquoi nous n’inscrivons dans notre budget 2016 que le montant du RSA de 2015. Il y a donc une impasse de 5,4 M€ que l’Etat devra financer. Si elle est sans incidence pour les allocataires, cette position ferme constitue un signal fort que le Loiret, avec beaucoup d’autres Départements, envoie à l’Etat pour dire : Stop !

Un combat contre la facilité

Nous devons ensuite poursuivre la réduction de nos dépenses de fonctionnement et de gestion. Le Loiret a déjà fait beaucoup d’efforts sur ce plan, mais nous devons aller au-delà, en associant les agents du Département. Un plan d’économies exceptionnel de 5,5 M€ sera donc engagé. D’autres ont choisi de laisser filer leurs dépenses de gestion. Nous, non.

Nous avons également recalibré nos politiques sectorielles avec nos partenaires (communes, intercommunalités, associations). Nous voulons bâtir avec eux une relation durable dans un contexte de contraction de nos recettes. D’autres ont choisi de supprimer totalement l’aide aux communes par exemple. Nous, non.

Mais tous nos efforts ne suffisent malheureusement pas pour assurer la soutenabilité financière du Département.  Nous devons donc solliciter les Loirétains par la taxe sur le foncier bâti qui sera augmentée de 1,5 point, soit 30 € par an par habitation individuelle. C’est un effort. Je le sais. Il est contraint, mesuré et calculé au plus juste. Il est surtout nécessaire pour assurer le financement de nos projets durant les six années qui viennent, et non pour la seule année 2016. D’autres ont fortement augmenté leurs impôts. Nous, non.

Oui, la contrainte est forte.

Côtés recettes, nous devrons cette année encore déplorer le recul de la dotation globale de fonctionnement (-10,6 M€), le coût de la péréquation à laquelle le Loiret n’a toujours pas droit (-3 M€) et la baisse de la contribution sur la valeur ajoutée (-3,4 M€) en raison d’une conjoncture économique incertaine.

Côtés dépenses, les allocations individuelles de solidarité représenteront une dépense de 143 M€ dont 65 ne seront pas compensés…

Dossier de presse budget 2016

Un combat contre la résignation et POUR LES LOIRETAINS!

Dans ce contexte, il nous faut être encore plus responsable et ambitieux. Nous n’avons pas le choix. Notre budget 2016, qui s’équilibrera à 646,7 M€, le permet.

Responsables, nous le sommes en maintenant des ratios stricts de gestion : taux d’épargne supérieur à 10% (11,7%) et capacité de désendettement inférieure à 10 ans (7,8). Derrière ces expressions austères se cache notre crédibilité vis-à-vis des citoyens comme des banques. Responsables, nous le sommes aussi quand nous ne laissons pas filer la dette. A hauteur de 527 M€, elle est maîtrisée et sécurisée.

L’investissement en hausse de 28%

La période nous commande par ailleurs d’être ambitieux pour le Loiret. C’est pourquoi nous augmenterons cette année l’investissement de 28% pour le porter à 94,1 M€. Sur les 6 ans, notre projet de mandat permet un investissement cumulé de 705 M€ : très haut débit, plan de rénovation des maisons de retraite, routes, pont de Jargeau ou encore les trois nouveaux collèges (dont celui d’Orléans Nord-Est :-))… sont autant de projets structurants utiles à notre département.

Utiles, et porteurs d’emplois. L’investissement public joue un rôle d’entrainement de l’économie locale, surtout dans la période actuelle. D’après la Fédération nationale des travaux publics, 1 M€ investi par les collectivités génère directement ou indirectement 10 emplois. Avec un niveau moyen d’investissement de 100 M€, je vous laisse faire le calcul sur 6 ans…

 

Dans cette période de mutation, nous sommes plus que jamais décidés à ne pas baisser les bras, à être optimistes et combatifs pour assurer l’avenir du Loiret. Nous vous le devons.

 

Primaires : pourquoi je soutiens Le Maire

 

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2016 sera l’année de la primaire à droite. Peut-être, aussi, à gauche si l’on en juge par la violente charge de la gauche du PS, Martine Aubry en tête, pour affaiblir encore un peu plus un président contesté, aux abois.

Mais ce qui m’intéresse avant tout, c’est ce qui va se passer au sein de la droite républicaine. Toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés par son destin sont appelés à donner leur avis en votant les 20 et 27 novembre prochains. Processus inédit à droite.

Pour ma part, je voterai Bruno Le Maire.

Les candidats majeurs déclarés que sont Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire sont tous en situation aujourd’hui de faire des scores rendant très improbable le franchissement de la barre des 50% des suffrages exprimés par un candidat dès le 1er tour.

Le débat aura donc bien lieu. La campagne fera bouger les lignes.

Nous sommes à la fin d’un cycle de notre histoire politique à droite. Une génération d’hommes politiques arrive au terme de son parcours. C’est en tout cas mon sentiment.

Nicolas Sarkozy a décroché son premier mandat en 1983, Alain Juppé en 1986 et François Fillon en 1981. C’est finalement Alain Juppé qui est le plus « jeune » à cet jeu-là. Mais, tout de même, c’était il y a 30 ans!

Chacun de ces trois hommes d’Etat, car ils le sont assurément tous les trois, a servi le pays à de multiples reprises, dans de multiples postes à responsabilité jusqu’aux plus éminentes durant plus de 30 ans. Nous, militants, sympathisants, électeurs, les avons portés au pouvoir et soutenus dans la victoire comme dans la défaite. Ils ont eu leur chance, leur moment, leur époque.

Pour autant, je ne crois plus que les Français recherchent encore la figure du combattant politique inoxidable, balafré, suturé, mort dix fois, revenant sans cesse d’outre-tombe et ressuscité dix fois. Je ne crois pas que, pour penser la France de 2050, nous devions nous en remettre à une génération née au début de la Guerre froide.

Pour tout vous dire, je crois même le contraire. Les Français sont lassés de voter toujours pour les mêmes tout le temps. Lassés? Je dirai plutôt agacés. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles ils se détournent de nous. Notre pays évolue dans un monde qui bouge de plus en plus vite. Notre système de représentation politique doit s’adapter à cette évolution.

De l’expérience, il en faut assurément pour prétendre à la présidence de la République.

Bruno Le Maire en a. Ni trop ni tri peu. Il connait les rouages et les pièges de l’appareil d’Etat. Pur produit de nos grandes écoles, il connait aussi la France profonde, éternelle, celle de nos campagnes et de nos paysans : il fut un très bon ministre de l’agriculture. Ancré dans nos territoires avec plus de 300 déplacements depuis 2012, il a une vision de la France dans le monde et en Europe comme il l’a défendue à Bruxelles, à Berlin ou à Washington comme ministre des affaires européennes. Haut fonctionnaire, il a démissionné d’un confortable statut pour devenir député « de base », dans l’opposition. Homme politique, Bruno Le Maire est également homme de lettres, signe d’un attachement viscéral à la langue et à la culture françaises.

Bref, il a la tête dans les étoiles et les pieds dans la gadoue.

Aussi à l’aise avec des bottes au pied que dans les plus hauts lieux de pouvoir de la République.

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Bruno Le Maire me semble donc être aujourd’hui une nouvelle synthèse, sur le fond comme sur la forme. Il a une vision, une volonté. Il ne se présente pas pour régler des comptes. Je  vote pour lui animé par la conviction très forte que, si nous ne savons pas nous renouveler, tourner la page, les Français nous renverrons chez nous. Durablement.

Assurer la sécurité des Orléanais

Assurer la sécurité et la tranquillité des Orléanais : l’évolution à la baisse de la délinquance en 2014 et 2015

Au sein de l’équipe municipale, Serge GROUARD puis Olivier CARRE m’ont confié en mars 2014 la délégation de la sécurité et de la tranquillité publiques. C’est à la fois une marque de confiance et un défi permanent.

Sous-préfet, directeur de cabinet de préfet, j’avais déjà eu à gérer à l’échelle d’un département les questions de sécurité, d’ordre public et de renseignement. Ma délégation ne fut donc pas une découverte. Pour autant, le point de vue change : beaucoup plus de proximité avec les « usagers » et un commandement plus direct sur les « hommes ».

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Depuis 2001, l’action énergique de la Ville d’Orléans en matière de sécurité a permis d’obtenir des résultats salués au plan national (-70% de délinquance de proximité). Chacun le reconnaît. Nous avons pris l’engagement durant la campagne de 2014 de ne rien lâcher sur la première de nos libertés. La fermeté, réclamée par les Orléanais, est un marqueur fort de notre équipe municipale.

Une baisse de 4% de la délinquance de proximité en 2014

En 2014, l’évolution de la délinquance de proximité (cambriolages, vols, dégradations) a été une nouvelle fois enregistrée à la baisse, de 4% à Orléans.

J’ai présenté lundi en conseil municipal les chiffres de 2015, année si singulière tant les attentats de janvier et de novembre ont saigné à blanc le pays.

Année hors norme également par la décision prise d’armer nos policiers de revolvers. Les 17 premiers patrouillent depuis quelques jours avec leur arme à la ceinture. D’autre suivront progressivement d’ici la fin de l’année.

2015 est, enfin, une année de rupture parce que l’Etat a cassé le « thermomètre » mesurant habituellement la délinquance. Moins d’informations transmises aux communes, un Etat qui joue avec « ses » chiffres, rupture des séries statistiques et donc des comparaisons jusqu’en janvier 2018… soit après avril 2017. Je n’ose croire qu’il y ait une intention maligne là-dessous…Et vous?

Une baisse de 6% en 2015

Malgré tout, malgré ces malices érigées en « rigueur intellectuelle » par Bernard Cazeneuve, la délinquance de tous les jours a encore baissé à Orléans en 2015 : -6% sur l’essentiel de la défunte « délinquance de proximité ». 681 personnes interpellées dont 58 pour usages de stupéfiants (+18% par rapport à 2014) et dont 183 ivresses publiques et manifestes (-11% par rapport à 2014), 1814 procès-verbaux dressés contre les regroupements, la consommation d’alcool sur la voie publique,… doublement des procédures nominatives pour rodéos (119), près d’une centaine d’actions contre les rodéos (84), opérations conjointes avec la police nationale contre les mariages exubérants, 340 demandes d’opérations Tranquillité vacances pour prévenir les cambriolages, doublement du nombre d’heures de vidéo extraites à des fins d’enquête judiciaire (1 956 heures).

Ces chiffres ne traduisent pas à eux seuls toute la réalité de ce que vivent les Orléanais, je le sais mieux que personne. Mais ils sont l’illustration d’une volonté collective forte. Ils donnent une indication générale. Pour ma part, même si elle est partielle, je préfère qu’elle soit observée à la baisse.

Des femmes et des hommes mobilisés pour notre sécurité

Ces résultats sont d’abord le fruit du travail et du haut niveau d’engagement des 107 policiers municipaux d’Orléans que je remercie pour leur action. Leur job n’est pas facile; ils le font bien.

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De jour comme de nuit, ils réalisent un travail formidable : 650 à 700 interpellations par an, soit plus de 10 000 depuis 2002! Et certains en sont encore à se poser des questions sur la légitimité, l’utilité ou le professionnalisme des policiers municipaux.

Comme à Saumur par exemple où le maire (DVG) a choisi de démanteler sa police municipale. Comme à Grenoble où le maire (EELV) a démonté et vendu ses caméras de voie publique. Comme notre opposition municipale qui craint encore un fantasmagorique contrôle social par la vidéoprotection et n’a toujours pas compris que proximité et intervention étaient les deux piliers d’une action locale de sécurité efficace.

Nous, nous voulons une police municipale qui soit présente sur tous les fronts, sans en négliger aucun. Sans angélisme. Sans laxisme. Les Orléanais ne s’en plaignent d’ailleurs pas : ils ont appelé 14 332 fois leur police municipale en 2015 (soit +4% par rapport à 2014). Ils me semblent plutôt fiers de leur police. Moi aussi.

 

Un conseiller départemental, ça sert à quoi?!

Un conseiller départemental ça sert à quoi?! Voilà une excellente question, posée maintes fois durant la dernière campagne cantonale !

La question est pertinente, singulièrement en milieu urbain où le découpage des cantons réalisé par le gouvernement a contribué à brouiller la perception d’un électeur déjà étourdi par la complexité du millefeuilles territorial.

Je ne vais pas faire ici un cours magistral sur la décentralisation, le partage des compétences entre les collectivités ou conter par le menu toutes les lignes du budget départemental.

Je veux simplement donner une réponse simple et illustrée du rôle d’un conseiller départemental.

Bien évidemment, j’assure avec Alexandrine LECLERC, mon « binôme »,  un contact de proximité auprès les habitants et les acteurs institutionnels du canton pour tous les sujets touchant au conseil départemental : RSA, insertion, vie des collèges, subventions aux associations,… Grâce à notre double mandat à la Ville et au Département, les relations entre ces deux collectivités sont facilitées pour la bonne gestion de tous ces dossiers. Ensemble, nous avons ainsi milité pour qu’un véritable contrat de territoire entre le Département et la Ville/l’AgglO soit signé afin de mettre noir sur blanc, et pour la durée du mandat, leurs priorités communes. Le principe en est désormais acquis dans le Projet de mandat adopté par le conseil départemental le 18 décembre dernier. Il s’agit-là d’un point capital pour mieux organiser les interventions de ces différents niveaux de collectivité sur un même territoire.

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Nous suivons également ensemble de très près le dossier majeur du futur collège d’Orléans Est tant attendu pour prendre le relais du collège Jean Rostand. 50 000 € ont été inscrits au budget primitif 2015 en vue de réaliser les études de programmation. Après les discours vient le concret. Ce sont ces études qui permettront d’établir le chiffrage total et le planning complet du projet porteur de renouveau urbain et d’excellence pédagogique.

Au-delà du suivi quotidien des dossiers du canton, j’ai choisi de donner une orientation plus économique et financière à ce mandat.

Rapporteur général du budget 

D’abord en qualité de rapporteur général du budget départemental. Sous l’impulsion du président Hugues Saury, la majorité départementale a engagé une profonde démarche de consultation afin d’élaborer un projet de mandat tenant compte des dernières évolutions législatives (loi NoTRe) et des très fortes contraintes budgétaires imposées par l’Etat. Dans cette dynamique nouvelle, le rapporteur général que je suis a un rôle d’ensemblier pour assurer la cohérence du budget au regard des objectifs politiques fixés par le président et la majorité. Il me revient de mettre en perspective et d’expliquer ces choix. Je reviendrai plus en détail sur ces sujets dans un prochain post.

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ADEL, Maison de l’emploi, Pass emploi service

L’une des marques de fabrique du conseil départemental du Loiret a longtemps été son action forte, durable et performante en matière de développement économique, notamment au travers de l’Agence de développement économique du Loiret (ADEL). Si la loi NoTRe donne désormais compétence quasi exclusive à la Région dans ce domaine, cette dernière a la possibilité de conventionner avec des tiers pour mener à bien ses actions. L’action économique du Loiret est désormais organisée dans une structure innovante Loir&Orléans Eco qui regroupe le CD 45, l’ADEL, la CCI du Loiret et le MEDEF 45. Elle a clairement vocation à perdurer dans le cadre d’une convention avec la Région. J’ai l’honneur de représenter le Département à l’assemblée générale de l’ADEL et de participer ainsi au développement économique du département.

Je le fais aussi en participant au conseil d’administration de la Maison de l’emploi  du bassin de l’orléanais présidée par mon collègue Philippe LELOUP. Là encore, c’est pour le conseiller départemental l’opportunité d’être partie prenante dans les actions à mettre en oeuvre pour rapprocher l’offre et la demande d’emploi.

IMG_4515A titre personnel, j’ai également choisi de parainer un demandeur d’emploi afin de l’aider dans ses recherches.  Ce parrainage est une (excellente) initiative de l’association Pass emploi service, jeune mais très dynamique structure qui oeuvre en faveur de l’emploi sur l’Argonne.

APPROLYS, centrale d’achat de la région Centre Val de loire

Au titre du CD 45, j’ai également l’honneur de présider la centrale d’achat créée en 2014 par les CD 28, 41 et 45. Le but : grouper les achats publics pour économiser de l’argent, simplifier la vie des petites communes, développer l’économie locale.

Après une année pleine d’activité, l’heure est au bilan.

De 3 membres en mars 2014, nous sommes passés à 560 en 2015, 600 début 2016. Tous les conseils départementaux de la région, les grandes villes et agglomérations, les collèges, les maisons de retraite mais aussi des associations, des syndicats intercommunaux, des CCI en sont membres.

IMG_227916 segments de marché ont été ouverts, notamment la fourniture de gaz, d’électricité, de fioul ou encore de sel de déneigement. Le volume d’achat ainsi mutualité est de 28 M€ pour un gain de 4,6 M€ minimum, soit 20% de réduction. Ce n’est pas rien! Cela démontre que des marges de manoeuvre existent pour dépenser moins. Par ailleurs, les petites communes ont accès grâce à Approlys aux tarifs grands comptes de l’UGAP.

Le modèle d’Approlys démontre également que massification ne rime pas avec pénalisation des entreprises locales. D’une part Approlys ne se positionne que sur des marchés où l’offre fournisseurs est régionale ou nationale; d’autre part une étude fine de l’offre de fournisseurs en région Centre Val de Loire permet d’adapter la cahiers des charges afin d’encourager les réponses de fournisseurs locaux. Enfin, la puissance de l’achat public peut être mise au service des filières locales, comme l’alimentation scolaire, pour favoriser leur structuration.

Bref, vous l’aurez compris (enfin, je l’espère), un conseiller départemental, ça ne chôme pas…

Polémique? Non, clapotis!

Chers amis,

L’heure est à la polémique au sujet de mon blog, me dit-on.

Allons au fond de l’affaire : je vous ai permis de me contacter ! Par courrier, par téléphone, en plus du module par mail du blog. Vous vous rendez compte de mon audace ?

Je pensais en effet ne pas avoir le droit de vous cacher plus longtemps l’adresse de la mairie. Je pensais aussi vous épargner le dédale des renvois téléphoniques. Je pensais ne pas devoir vous dissimuler les deux mandats locaux au titre desquels je veux vous rendre compte à travers ce blog.

Las.

J’ai fait une deuxième chose impardonnable : shame on me ! J’ai adressé mes vœux à partir du secrétariat de la mairie à des gens dont tout le monde connait l’adresse, ce que l’on appelle les « partenaires institutionnels ». Comble de l’horreur, je les ai invités à découvrir mon blog d’élu local (financé sur mes deniers personnels), fonction au titre de laquelle je suis en relation avec eux.

Je suis accusé de détournement de fonds publics, comparé à la famille Balkany (si, si, sans rire).

Encore un effort…

Je voudrais tout d’abord remercier très chaleureusement tous ceux qui me veulent du bien avec autant d’insistance, au point de faire gratuitement, sur leur temps de travail, la promotion d’un modeste blog d’un petit élu local de province. Il n’aurait jamais dû accéder à autant de lumière. Le mérite-t-il d’ailleurs ? Donc merci.

Je voudrais aussi les remercier de me prêter des idées sur les prochaines élections législatives. Certains ont manifestement des positions déjà arrêtées. Je ne me suis quant à moi jamais exprimé sur le sujet. Mais je note un certain engouement qui me donne des idées. Vous allez finir par me convaincre. Encore un effort.

Je voudrais, pour clore sur le sujet, vous dire que je suis gêné de mobiliser autant d’énergie et d’esprits brillants sur un sujet qui reste, somme toute, de peu de portée si on lui enlève sa dimension faussement polémique. La tempête dans un dé à coudre va prendre fin très vite puisque je vais enlever de mon blog le numéro de téléphone de mon assistante qui n’a pas mérité ce clapotis. Je vais également supprimer l’adresse de la mairie, que personne ne connait…

Envoyez-moi un pigeon!

Chers amis,

Désormais, si vous souhaitez me contacter au titre de la mairie, je vous remercie de passer par son standard dont je ne peux rappeler ici le numéro sous peine d’être vertement rappelé à l’ordre par des citoyens « engagés » en mal de lumière.

Si vous souhaitez me contacter au titre du conseil départemental, je vous invite à rechercher l’adresse de son colombier et à m’envoyer un pigeon.

Sinon, il vous reste le module de dialogue dans l’onglet « Me contacter » que je vous invite à utiliser sans modération pour poursuivre des échanges qui, au demeurant, m’apparaissent plus indispensables que jamais. Là est l’essentiel.

Armement de la police municipale : pour quoi faire?

Chers amis,

Je sais que la question de l’armement de la police municipale en armes de catégorie B (révolvers) peut faire débat. Elle doit même le susciter, cela me parait indipensable.

L’armement de la police municipale d’Orléans est devenu une nécessité, portée par une évidence : celle de protéger ceux qui nous protègent.

La question ne se pose pas depuis le triste mois de janvier 2015. Elle se pose en fait depuis quelques années déjà car notre société -nous pouvons évidemment le regretter mais c’est un fait- produit plus de violence à laquelle les policiers sont les premiers confrontés.

Mais reconnaissons que le temps s’est accéléré en 2015.

Les attentats des 7 janvier et 13 novembre ont pratiqué une saignée dans nos rangs. Ils ont accéléré la prise de conscience d’un nécessaire renforcement de notre sécurité collective face à la menace insaisissable de terroristes adeptes du suicide. A l’intérieur de notre pays, comme à l’extérieur.

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L’armement des polices municipales s’inscrit dans ce mouvement de fond qui nous dépasse. Il ne règlera pas tous les problèmes, ne soyons pas naïfs.

Il donnera simplement (sic) à ceux que la société a chargé de nous protéger les moyens de remplir leur mission dans des situations ultimes et de se protéger eux-mêmes. Leur donner cette possibilité me paraît être le moins que nous puissions faire pour eux (et pour nous-mêmes), non?

Alors, bien-sûr, il faut beaucoup d’exigence dans la mise en oeuvre de l’armement. Beaucoup. C’est pourquoi la Ville d’Orléans a choisi d’être plus exigeante que la loi.

Aujourd’hui débute la formation préalable à l’armement des 18 premiers policiers municipaux d’Orléans. Pour y avoir accès, ils auront subi non seulement une visite médicale comme la loi l’exige mais également un test psychologique que nous avons rajouté pour ne prendre aucun risque. Dans le même esprit, la formation permanente ne comptera pas deux séances de tir de 50 cartouches par an comme l’exige la loi mais trois. Enfin, la Ville intègrera dans ses effectifs de police des moniteurs en maniement des armes chargés de contrôler toute question relative aux armes (formation, gestion des stocks, respect des procédures…). Début février, les Orléanais verront patrouiller dans les rues ces policiers municipaux armés.

Chacun à son niveau est bien conscient que ces responsabilités nouvelles sont lourdes.

Mais la décision courageuse préparée par Serge Grouard et prise par Olivier Carré va dans le sens d’une meilleure protection des Orléanais et de leurs policiers.

C’est l’essentiel. C’est ma conviction intime.

Vous avez dit police de proximité?

Police de proximité, vous avez dit police de proximité?

La vraie police de proximité, celle qui connait chaque rue, chaque commerçant, chaque association, chaque cage d’escalier… est aujourd’hui municipale. Pas uniquement à Orléans, mais particulièrement à Orléans. Nous entretenons à ce titre des relations privilégiées avec un certain nombre de services d’Etat qui savent où trouver des informations lorsqu’ils en ont besoin…

La moitié des effectifs (47 sur 107) se consacre à cette mission première.

L’adaptation des postes de quartier

Depuis mars 2014, nous avons adapté notre dispositif.

Conformément à notre engagement de campagne, nous avons tout d’abord créé un 6ème poste de proximité sur le secteur Gare/Pasteur/Saint-Vincent. Ses 6 agents ne patrouillent qu’à pieds ou en VTT, comme leurs collègues du Centre ville. Leur poste est localisé place d’Arc dans les mêmes locaux que la police municipale intercommunale de transports. Cette localisation est pertinente pour des raisons à la fois opérationnelles (sécurité de la gare et de Place d’Arc) et financières (mutualisation des moyens pour minimiser les coûts de fonctionnement).

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Le poste du quartier Madeleine/Chateaudun/Blossières a quant à lui été relocalisé dans le secteur Blossières pour être plus en phase avec les problématiques rencontrées.

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La généralisation des Voisins référents

La proximité, c’est aussi la généralisation du réseau de voisins « référents ». Là encore, il s’agit d’un engagement de campagne tenu. Entre décembre 2014 et avril 2015, j’ai pris mon bâton de pèlerin pour aller expliquer dans 5 réunions publiques l’intérêt et les modalités de ce dispositif d’Etat promu par la Ville d’Orléans. Environ 140 Orléanais, répartis dans tous les quartiers, se sont ainsi portés volontaires pour signer avec le Maire d’Orléans et le Préfet un engagement de participation citoyenne. Que chacun se rassure : les « dérives » dont certains avaient peur n’ont pas été observées. Le sens de la responsabilité prévaut chez nos compatriotes et les policiers nationaux et municipaux font leur travail d’analyse des renseignements recueillis grâce aux voisins référents.

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Dans le même esprit de participation citoyenne, les ateliers sécurité des Conseils consultatifs de quartier permettent un dialogue direct sur les problèmes rencontrés  dans les quartiers. Je le fais également sur place à chaque fois que cela est nécessaire ou en mairie où mon bureau est ouvert à tous.

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La modernisation de la brigade équestre

La police de proximité se pratique à pied, à VTT…et à cheval. Certains pourraient penser que ce mode d’action est marginal. Il ne l’est pas; Il est original et, à ce titre, il offre des capacités intéressantes pour la surveillance des zones pavillonnaires, des parcs ou des promenades (quais de Loire). Rue des Carmes, en complément des chiens, il fait son effet… Et la puissance comme le calme de Paris et Impet, nos deux chevaux polonais, favorise le contact avec la population qui considère cette présence comme rassurante.

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Nous avons donc choisi en 2015 non pas de supprimer la brigade équestre mais bien de la conserver en divisant par deux ses coûts et étendant ses missions (aux parcs, aux quais, avec une présence les week-ends d’affluence).

 Proximité, vous avez dit proximité?